Entrée dans son douzième jour, la guerre au Moyen-Orient connaît une escalade sans précédent. Entre…
Guerre au Moyen-Orient : au 59e jour, les derniers développements
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Alors que la diplomatie s’active entre Moscou, Téhéran et Islamabad dans la guerre au Moyen-Orient, Washington campe sur sa ligne dure. Dans ce climat de tensions, les marchés pétroliers réagissent à l’incertitude persistante autour du détroit d’Ormuz.
La journée de lundi a été marquée par une intensification des tractations diplomatiques autour du conflit. Le Kremlin a confirmé que Vladimir Poutine recevrait le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, arrivé tôt le matin à Saint‑Pétersbourg. Cette rencontre intervient alors que Téhéran multiplie les déplacements : après une visite à Oman, où Araghchi s’est entretenu avec le sultan Haitham ben Tariq sur la sécurisation du détroit d’Ormuz, le ministre est revenu à Islamabad. Selon l’agence Fars, l’Iran a transmis via le Pakistan des « messages écrits » à Washington, précisant ses « lignes rouges » sur le nucléaire et sur Ormuz, sous double blocus iranien et américain.
Sur le terrain, les violences se poursuivent. Au Liban, des frappes israéliennes ont fait 14 morts dimanche, dont deux enfants, ainsi que 37 blessés, selon le ministère libanais de la Santé. Il s’agit du bilan quotidien le plus lourd depuis l’entrée en vigueur du cessez‑le‑feu le 17 avril. L’armée israélienne a par ailleurs annoncé la mort d’un soldat, le sergent Idan Fooks, 19 ans, dans le sud du pays, lors d’un « incident » qui a également blessé un officier et cinq autres militaires.
Le Hezbollah, de son côté, accuse Israël de violer le cessez‑le‑feu et promet de riposter. Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, affirme pour sa part que « les violations du Hezbollah démantèlent de fait le cessez‑le‑feu ». Dans la bande de Gaza, la Défense civile locale a signalé trois morts supplémentaires dans des attaques israéliennes.
Les États‑Unis campent sur leur position
À Washington, Donald Trump a réaffirmé sa ligne dure. «Nous avons toutes les cartes en main», a‑t‑il déclaré sur Fox News, après avoir annulé des pourparlers directs avec l’Iran. Le président américain a confirmé qu’il ne souhaitait plus engager de négociations bilatérales, précisant que «s’ils veulent parler, ils peuvent venir vers nous, ou nous appeler, nous avons de très bonnes lignes téléphoniques sécurisées». Il a ajouté : «nous avons fait du très bon boulot, cela va se terminer bientôt, et nous serons très victorieux».
Sur le volet de l’impact économique, les marchés réagissent à cette incertitude. Les prix du pétrole ont grimpé d’environ 1 % lundi matin en Asie, après l’annulation des pourparlers entre Washington et Téhéran et dans un contexte de quasi‑paralysie du détroit d’Ormuz. Vers 04h10 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin progressait de 0,96 % à 95,31 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord gagnait 1,22 % à 106,61 dollars.
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Entre diplomatie active, escalade militaire et pressions économiques, la guerre en Iran et ses ramifications régionales continuent de polariser l’attention internationale. Les initiatives de médiation, notamment via Oman et le Pakistan, peinent à infléchir la dynamique du conflit. Tandis que Moscou s’invite dans le jeu, Washington campe sur une posture de fermeté, et Israël poursuit ses opérations militaires.
