Une frappe aérienne a ciblé mardi un camp militaire du groupe pro-iranien Kataëb Hezbollah dans…
Moyen-Orient : le point au 5e jour du conflit
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Alors qu’au Moyen-Orient, le conflit entre l’axe israelo-américain et l’Iran entre dans son cinquième jour, les frappes et ripostes se multiplient, élargissant le champ des hostilités et accentuant les inquiétudes internationales. Les répercussions se font sentir bien au‑delà du terrain militaire, avec des marchés financiers secoués et des évacuations en cours.
Mercredi, Israël a lancé de nouvelles attaques contre l’Iran et le Liban, provoquant de fortes explosions à Beyrouth. En représailles, Téhéran a poursuivi ses tirs de missiles contre Israël et vers le Golfe. L’armée israélienne affirme avoir ciblé des infrastructures stratégiques, notamment des sites de lancement et des systèmes de défense aérienne, tandis que les États‑Unis revendiquent près de 2.000 frappes depuis le début du conflit. Au Liban, les bombardements ont fait au moins 11 morts, et l’armée israélienne a ordonné l’évacuation de plusieurs localités du sud du pays.
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Cette cinquième journée confirme l’escalade et l’élargissement du théâtre des opérations. La confrontation ne se limite plus aux frontières israélo‑iraniennes. En Irak, des drones ont été abattus près de l’aéroport de Bagdad, qui abrite une base militaire américaine. L’Arabie saoudite a intercepté plusieurs missiles et drones, tandis que le Qatar a dénoncé des cellules d’espionnage liées aux Gardiens de la Révolution. Parallèlement, Paris et Londres ont annoncé l’envoi de renforts militaires pour protéger leurs bases dans la région.
Moyen-Orient : les répercussions économiques et financières
Les tensions ont immédiatement eu un impact sur les marchés mondiaux. Le prix du pétrole a poursuivi sa flambée, tandis que les places asiatiques ont été particulièrement affectées : la Bourse de Séoul a suspendu ses échanges après une chute brutale, Tokyo et Hong Kong ont également reculé fortement. Les marchés européens ont terminé la veille en net repli, confirmant un climat d’aversion au risque. Cette volatilité traduit la crainte d’une perturbation durable des flux énergétiques, notamment autour du détroit d’Ormuz, que l’Iran affirme contrôler totalement.
Face à l’insécurité croissante, plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs ressortissants. Les États‑Unis ont autorisé le départ de leur personnel diplomatique non essentiel de Chypre, d’Arabie saoudite et d’Oman, tandis que la France a organisé un premier vol de rapatriement depuis Oman. L’Allemagne et le Royaume‑Uni ont également annoncé des opérations similaires. Dans ce contexte, Washington estime que près de 9.000 citoyens américains ont déjà quitté la région.
Enfin, la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué dans les frappes israélo‑américaines, marque un tournant politique. Ses funérailles doivent se tenir à Machhad, mais son décès ne signifie pas, selon plusieurs observateurs, la fin automatique du système iranien. Les déclarations contradictoires du président américain Donald Trump et de son administration sur l’origine des hostilités ajoutent à la confusion, renforçant l’impression d’un conflit dont les contours restent incertains et dont les conséquences pourraient s’étendre bien au‑delà du Moyen‑Orient.
