Un trafic de résine et d'herbe de cannabis entre le Maroc et la France a…
Procès à Paris pour trafic d’armes et blanchiment d’argent, notamment au Maroc
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Trafic d’armes et de stupéfiants, blanchiment d’argent, notamment au Maroc et à Dubaï: onze personnes comparaissent depuis jeudi à Paris, soupçonnées d’appartenir à un réseau qui agissait en Ile-de-France.
Eddy L. gérait aussi un vaste réseau de trafic de stupéfiants dans le Val-de-Marne, d’après les investigations.
Surveillances physiques, captations de données téléphoniques, sonorisations de véhicules, l’enquête aboutit à une vague d’interpellations fin novembre 2022, dont la femme d’Eddy L. et mère de ses enfants, dont il est séparé, Linda F. À l’époque, lui vit au Maroc et, visé par un mandat d’arrêt, il se rend aux autorités.
Deux autres prévenus, Afif B. et Jassim B., sous mandat d’arrêt, manquent à l’appel. Yamina R. est soupçonnée d’avoir servi d’intermédiaire pour l’achat de biens immobiliers à Dubaï et au Maroc.
Sous contrôle judiciaire comme la plupart des autres prévenus, Eddy L., 41 ans, se présente à la barre jeudi, physique imposant, crâne rasé et longue barbe.
La présidente résume les faits reprochés: infractions à la législation sur les armes -il a déjà été condamné en 2019 pour des faits similaires-, trafic de stupéfiants -cocaïne, cannabis et drogues de synthèse- blanchiment de trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs.
Eddy L. est considéré comme l’un des donneurs d’ordre, selon l’ordonnance lue à l’audience et Haikel L. comme son lieutenant.
Est notamment reproché à ce dernier d’avoir acquis, détenu et cédé des armes, notamment un fusil d’assaut AK47 et un pistolet de type Glock, dans une longue liste égrainée par la présidente. Et sa femme, absente, est elle aussi poursuivie.
Enfin Nesta L., lui, est considéré, comme un revendeur de stupéfiants. À l’audience, le jeune homme de 23 ans, en état de récidive légale, se présente sans avocat.
La première journée du procès s’est concentrée autour de la personnalité d’Eddy L. À la barre, sa femme, en instance de divorce, et sa sœur, soupçonnées de lui avoir notamment envoyé de l’argent au Maroc, tentent de justifier une partie des sommes avec la vente d’une voiture. « C’était une erreur de ma part » de ne pas poser de questions, a reconnu Linda F. à la barre.
Le procès doit durer jusqu’au 11 février.
