Des avions israéliens ont bombardé des positions militaires du mouvement islamiste Hamas dans la bande…
Rapport annuel du Département d’État US: la version Trump minimise les crimes israéliens à Gaza
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Le premier rapport annuel sur la situation des droits humains dans le monde publié par le département d’État américain sous l’administration Donald Trump, connue pour son soutien inconditionnel à Israël, a suscité l’indignation en qualifiant les massacres perpétrés par l’armée israélienne à Gaza de simples « incidents isolés ».
Ce rapport, qui insiste longuement sur les attaques du 7 octobre 2023, reconnaît toutefois que 90 % des habitants de la bande de Gaza ont été déplacés à la suite des ordres d’évacuation émis par l’armée israélienne, selon les données des Nations Unies.
Suppressions ciblées dans la version Trump
Selon des médias américains, les passages les plus critiques envers Israël – rédigés sous l’administration de Joe Biden – auraient été expurgés après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Sous la houlette du nouveau secrétaire d’État Marco Rubio, le rapport aurait été largement abrégé, notamment dans la section consacrée à la bande de Gaza.
Bilan humain et disparitions inquiétantes
La section relative à Gaza admet que de nombreux travailleurs humanitaires ont été tués ou blessés, que la plupart des Palestiniens arrêtés lors des raids ont été transférés vers Israël, et que plusieurs d’entre eux sont portés disparus.
Le document souligne également que la violence israélienne en Cisjordanie occupée a atteint en 2024 son niveau le plus élevé depuis 2005, selon les données de l’ONU. La Cour suprême israélienne a rappelé, le 29 juillet, l’obligation du gouvernement israélien de protéger les Palestiniens face aux violences des colons.
Une guerre qualifiée de génocidaire
Depuis le 7 octobre 2023, Israël mène à Gaza – avec un soutien militaire et diplomatique américain – une campagne de destruction systématique qualifiée par de nombreux observateurs d’« épuration ethnique » ou de génocide : bombardements massifs, famine organisée, déplacements forcés et démolition d’infrastructures vitales.
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Les chiffres palestiniens font état de 61 599 morts, 154.088 blessés et plus de 9.000 disparus. Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées, tandis que la famine a déjà coûté la vie à de nombreux enfants.
En Cisjordanie et à Jérusalem-Est (Al Qods-Est), l’armée et les colons israéliens ont tué au moins 1 013 Palestiniens, blessé près de 7.000 autres et arrêté plus de 18.500 personnes, selon les autorités palestiniennes.
