Le défenseur de la Juventus et notre Capitano Medhi Benatia est l'heureux papa d'un quatrième…
« Quand j’étais capitaine du Maroc… »: Medhi Benatia tacle l’Italie
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Dans une interview à un média italien, Medhi Benatia, directeur sportif de l’Olympique de Marseille, est revenu sur plusieurs points. Comme à son habitude, l’ancien capitaine des Lions de l’Atlas n’a pas mâché ses mots en parlant du Ballon d’Or, du Classique OM-PSG ou encore du niveau de la sélection nationale italienne.
Interviewé par le Corriere dello sport, Medhi Benatia n’a pas mâché ses mots. Dans cette récente entrevue, l’ancien international marocain et capitaine des Lions de l’Atlas — passé par plusieurs clubs de Serie A — est revenu sur de nombreux sujets. Du poste de directeur sportif à l’OM, au niveau de la Ligue 1, en passant par le récent Classique remporté par son club, Benatia a parlé sans détour.
Après plusieurs années passées en Italie, notamment à l’AS Rome et à la Juventus, Benatia avait marqué les esprits par son franc-parler… et continue de le faire. « Mon principal défaut est de toujours dire ce que je pense : je suis comme ça », a-t-il confié.
Concernant ses nouvelles fonctions à l’Olympique de Marseille, il affirme gérer ses missions d’une main de fer : « Je dirige à ma manière : j’arrive au centre sportif à neuf heures du matin et je pars à sept heures du soir. Je contrôle tout : les joueurs qui mangent plus ou moins, leur poids, les kilomètres parcourus, le type d’entraînement. Et c’est pareil pour les jeunes du centre de formation. »
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Pour rappel, les Phocéens ont fait appel à Roberto De Zerbi pour entraîner l’équipe première. Benatia évoque leur relation et leurs longues conversations nocturnes : «Nous discutons jusqu’à deux heures du matin, souvent par appel vidéo, car le coach veut voir les gens en face. À n’importe quelle heure».
Si De Zerbi a accepté de signer à l’OM, c’est en partie grâce à Benatia : « J’étais à Dubaï, je lui ai proposé par appel vidéo de nous rencontrer le lendemain à Milan pour un déjeuner. Il a répondu que ce n’était pas nécessaire. Nous avons parlé pendant des heures au téléphone et il a demandé à prolonger la conversation avec Longoria (président du club, NDLR). À ce moment-là, il nous a expliqué qu’il était intéressé, que notre projet l’avait séduit et que nous devrions parler à son agent. Mais il nous avait déjà donné son accord».
Le directeur sportif ne tarit pas d’éloges sur le technicien italien. Selon lui, De Zerbi vit pour le football, en plus d’être « débordant de passion… Il respire le football, puis la vie, dans cet ordre». Et d’ajouter : « Vous devriez le voir préparer les matchs », visiblement satisfait des résultats et de la méthode de l’entraîneur.
S’agissant du Classique face au PSG, remporté par les Marseillais (1-0) au Vélodrome, Benatia insiste sur le sérieux de son équipe, même face à un adversaire aux moyens colossaux : « Nous devons travailler dur, très dur, pour être prêts au cas où ils commettraient une erreur. Voilà : si cela devait arriver, ce serait l’OM qui gagnerait. Telle était notre mission».
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Il a également déclaré que c’était son plus beau jour depuis qu’il a fait son retour à Marseille. “Des gens dans les rues jusqu’à 3 heures du matin, une ville en délire. Marseille est incroyable, les gens vivent pour l’OM. Des riches aux personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts : ils préfèrent ne pas manger plutôt que d’acheter le maillot de Marseille à leur fils. Nous travaillons pour eux, pour les gens du Vélodrome pour qui l’abonnement est une priorité”, raconte-t-il.
Interrogé sur le Ballon d’Or, Benatia reste diplomate. Lui qui partageait à l’époque le même agent qu’Ousmane Dembélé reconnaît le talent du joueur, mais reste focalisé sur l’essentiel : « Je me fiche de savoir si un joueur est meilleur qu’un autre. Qu’est-ce que ça change pour moi ? ».
Enfin, Benatia compare le niveau de la Ligue 1 à celui de la Serie A, et se dit préoccupé par le déclin du football italien, qu’il attribue à un manque de talent : « En tant que capitaine du Maroc, je considérais l’Italie comme quelque chose d’inaccessible. Checco (Totti, ndlr), Pirlo, Del Piero, Nesta, Maldini, mais aussi Vieri, Cassano, Montella : où sont-ils aujourd’hui ? ».
Et pour conclure, le directeur sportif de l’OM n’a pas hésité à tacler la sélection et la fédération italienne, en les comparant à celles de l’Hexagone : « La France compte au moins quatre équipes nationales supérieures à l’IItalie».
