L'IA peut améliorer l’efficacité des administrations publiques, simplifier la relation entre l'État et le citoyen,…
Amal Seghrouchni: « Les paiements mobiles ont doublé en un an, atteignant près de 4 MMDH »
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A l’occasion de la 3e édition du Visa Fintech Day, organisé ce mardi à Rabat, Amal El Fallah Seghrouchni a rappelé l’accélération de la transformation numérique à l’échelle mondiale, les enjeux et opportunités que cela occasionne pour l’écosystème fintech marocain et les actions initiées par l’Etat dans ce sens.
L’intervention d’Amal El Fallah Seghrouchni à la 3e édition de Visa Fintech Day, ce mardi 2 juin à Rabat, a permis de mettre en lumière l’accélération de la transformation numérique et ses implications dans le développement des fintech. Selon la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, il est indéniable que les usages financiers sont aujourd’hui étroitement liés à la révolution numérique en cours. Si bien que « le marché mondial de la FinTech dépasse désormais 340 milliards de dollars et pourrait franchir le seuil de 1.000 milliards de dollars à l’horizon 2030». Conséquence directe: l’on assiste à une mutation profonde des comportements, puisque plus de 75 % des consommateurs utilisent aujourd’hui au moins un service financier numérique, dira-t-elle.
Dans ce contexte, la confiance numérique est devenue un pilier central. La responsable gouvernementale a ainsi souligné que les technologies financières ne se limitent plus à simplifier les transactions, «elles transforment la détection des fraudes, l’analyse des risques et l’automatisation des processus». Ainsi, la fintech apparaît comme un levier majeur de modernisation économique et d’inclusion sociale, ouvrant la voie à une finance plus proche des citoyens et des entreprises.

Au Maroc, défis et opportunités se succèdent
Poursuivant, Seghrouchni a fait ressortir l’impact de cette dynamique internationale sur l’écosystème local. A l’en croire, le Royaume s’inscrit pleinement dans cette trajectoire. Pour preuve, «les paiements mobiles y ont plus que doublé en une année, passant de 9,7 millions d’opérations en 2023 à 19,7 millions en 2025, pour une valeur de 3,9 milliards de dirhams », a dévoilé la ministre, voyant à travers cette progression fulgurante l’adhésion croissante des citoyens aux solutions digitales.
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Toutefois, la ministre de la Transition numérique n’occulte pas les défis que draine cette évolution, à savoir, entre autres, la généralisation des infrastructures numériques, la montée en puissance du cloud et l’évolution des attentes des usagers qui imposent de renforcer la cybersécurité et l’interopérabilité des systèmes. Elle a opposé à ces défis des facteurs convergents et des opportunités considérables, au nombre desquels l’inclusion financière des populations non bancarisées, le soutien aux TPME et le vecteur d’une intégration économique renforcée. Dans ce tableau, la fintech marocaine peut compter sur des atouts de taille, que sont, d’une part, sa jeunesse et, d’autre part, l’essor des usages mobiles.
Seghrouchni: l’exécutif prend ses responsabilités
« La stratégie marocaine digitale 2030 et la feuille de route AI Made in Morocco visent à développer des capacités nationales avancées», a déclaré Seghrouchni, situant le rôle joué par l’Etat dans la structuration de l’écosystème fintech. Mais au-delà de la finctech, c’est toute la volonté de l’exécutif de bâtir une administration numérique intégrée, interopérable et centrée sur l’usager qu’elle a mise en évidence. Elle a en effet insisté sur la simplification des démarches, l’amélioration des services publics et la protection des données personnelles comme des priorités majeures conduisant les réformes entreprises.
Fil rouge de toutes ces réformes: placer l’innovation au service du citoyen, de l’entreprise et du développement durable. Les perspectives incluent la consolidation d’un environnement numérique de confiance, propice à l’investissement et à la création de valeur. Il faudra, pour ce faire, que l’Etat travaille à faire du Maroc un acteur régional de référence dans la fintech et l’intelligence artificielle, a-t-elle fait savoir.
Il faut noter que cette intervention d’Amal El Fellah Seghrouchni aura dévoilé les chantiers mis en œuvre par le Maroc pour aligner la transformation numérique et essor des paiements digitaux, ainsi que leurs enjeux et opportunités pour le Maroc.
