Les autorités marocaines ont empêché, samedi 31 mai, un groupe de militants pro-Polisario de débarquer…
Laâyoune: trois militants espagnols pro-Polisario expulsés
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Les autorités marocaines ont procédé, mardi 8 juillet, à l’expulsion de trois ressortissants espagnols pro-Polisario après leur interpellation dans les provinces du Sud.
Les personnes concernées — Óscar Allende, directeur du média El Faradio, la journaliste Leonor Suárez et le militant des droits humains Raúl Conde — sont tous membres de l’organisation Cantabria por el Sáhara, une ONG basée en Espagne affichant une proximité idéologique avec le Polisario. Ils ont été escortés par la police depuis Laâyoune jusqu’à Agadir, où leur rapatriement vers l’Espagne a été organisé.
Selon des sources bien informées, les trois individus ont été déclarés « personae non gratae » en raison de leur implication présumée dans des rencontres avec des militants séparatistes, ainsi que leur participation à des activités politiques portant atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc. Ces actions seraient notamment liées à la rédaction de rapports biaisés sur la situation des droits humains au Sahara, adoptant une posture clairement alignée sur les discours du Polisario.
Les autorités leur reprochent également d’avoir relayé, via des canaux médiatiques et militants, des allégations sur l’exploitation supposée illégale des ressources naturelles de la région, dans une logique de propagande hostile aux intérêts marocains.
Accusations d’illégalité
Dans un communiqué publié le jour même, l’ONG Cantabria por el Sáhara a dénoncé ce qu’elle qualifie d’ »expulsion illégale« , en affirmant que ses membres se trouvaient au Sahara pour «observer et documenter la situation du peuple sahraoui». L’organisation a accusé les autorités marocaines de «répression contre la liberté des défenseurs des droits humains dans le territoire occupé».
Elle précise que ses représentants ont été interpellés à un poste de contrôle à Laâyoune, avant d’être forcés à quitter la région à bord de leur véhicule, sous escorte policière, jusqu’à Agadir.
Souveraineté nationale non négociable
Du côté marocain, cette mesure s’inscrit dans la doctrine sécuritaire claire des autorités, qui rejettent fermement toute tentative d’instrumentalisation d’activités associatives, journalistiques ou militantes à des fins politiques contraires à la souveraineté nationale.
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Une source locale souligne que «le communiqué partial de l’ONG constitue en soi une preuve d’absence d’objectivité et d’engagement politique flagrant en faveur du Polisario».
Fermeté face à la multiplication des provocations
Cette expulsion intervient dans un contexte régional et diplomatique sensible, alors que le Maroc ne cesse de réaffirmer la centralité de la question du Sahara dans sa politique étrangère.
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Elle rappelle également la vigilance des autorités face à la multiplication de missions d’observation non agréées, souvent instrumentalisées comme leviers de pression politique ou de médiatisation de la cause séparatiste.
Si l’affaire suscite des réactions contrastées de part et d’autre de la Méditerranée, elle réaffirme la ligne rouge marocaine en matière de souveraineté sur le Sahara, et soulève des questions sur les limites de l’activisme international dans des contextes géopolitiques hautement sensibles.
