Le centre Georges Pompidou a suspendu une exposition pro-Polisario qui devait se poursuivre jusqu’en juillet…
Maroc: des militants pro-Polisario refoulés à l’entrée du port de Tanger
Publié le
Les autorités marocaines ont empêché, samedi 31 mai, un groupe de militants pro-Polisario de débarquer au port de Tanger Med, alors qu’ils arrivaient à bord d’un ferry en provenance d’Algésiras, en Espagne.
Les douze activistes, originaires de France et d’Espagne, ont été refoulés vers leur port d’embarquement, après avoir tenté d’entrer sur le territoire national pour organiser une action politique à caractère séparatiste.
Une «marche de la liberté» aux allures de provocation
L’initiative, lancée par Claude Mangin, épouse de l’activiste sahraoui incarcéré Naâma Asfari, visait à organiser une «marche de la liberté pour les prisonniers politiques sahraouis», entre Paris et la ville marocaine de Kénitra, où ce dernier purge une peine de prison pour son implication dans les événements sanglants de Gdeim Izik en 2010.
Le programme prévoyait une manifestation devant la prison de Kénitra, ce que les autorités marocaines ont interprété comme une tentative de provocation politique inacceptable et une atteinte à la souveraineté nationale.
Des militants pro-Polisario et des symboles provocateurs
Selon des témoins, certains membres de ce groupe de militants pro-Polisario ont arboré des drapeaux du Polisario et scandé des slogans favorables aux séparatistes sahraouis au moment de leur refoulement, tout en affirmant «ne pas comprendre les raisons de leur interdiction d’entrée».

Mais pour les autorités marocaines, la réponse est claire : le Royaume refuse catégoriquement l’exploitation de son sol à des fins de propagande hostile à son intégrité territoriale. Le refoulement a été exécuté dans le respect des procédures administratives, et aucun incident majeur n’a été signalé.
Une tentative contrecarrée par la vigilance des autorités
Ce n’est pas la première fois que des activistes étrangers pro-Polisario tentent d’entrer au Maroc pour y mener des actions de communication ou de protestation en soutien à la cause séparatiste. Le Maroc a renforcé ces dernières années sa vigilance face à ce type de campagnes menées par des réseaux souvent bien organisés à l’étranger, notamment en Europe.
Lire aussi: Laâyoune: deux journalistes italiens pro-Polisario interceptés et expulsés
Quant à Naâma Asfari, sa condamnation repose sur des faits graves : le meurtre de plusieurs agents des forces de l’ordre marocaines lors du démantèlement du camp de Gdeim Izik. Les procédures judiciaires ont été validées par des observateurs internationaux et les autorités marocaines ont maintes fois rappelé que le procès avait respecté les standards internationaux d’équité.
