Le marché de gros de Casablanca, actuellement situé à Sidi Othmane, fera l’objet d’un transfert…
Marché de gros de Casablanca : hausse des prix de plusieurs denrées à la mi-juillet
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À la mi-juillet, le marché de gros de Casablanca révèle des tensions sur plusieurs denrées alimentaires courantes. Le relevé hebdomadaire de Casablanca Prestations, confrontés à celui de la semaine précédente, témoigne d’ajustements notables chez les légumes de base et les fruits de saison, contre une stabilité au niveau des viandes rouges.
À Casablanca, le marché de gros des fruits et légumes joue une fois encore son rôle d’indicateur avancé de la dynamique alimentaire au niveau national. Selon le relevé des prix diffusé par Casablanca Prestations ce mercredi 16 juillet, les denrées alimentaires de première nécessité affichent des niveaux variables, parfois en forte tension sur certains segments.
Croisé avec les données du 9 juillet, ce bulletin permet de dégager plusieurs mouvements de prix, avec des hausses sur des produits clés, notamment les légumes de base et les fruits de saison.
Sur le segment des légumes, la tomate se négocie entre 1,20 et 4 dirhams (DH) le kilo, confirmant son positionnement dans la tranche haute du marché. La carotte conserve une fourchette de 1,50 à 3,50 DH, tandis que l’oignon frais affiche un éventail entre 1,20 et 2,70 DH. En revanche, la pomme de terre, pilier du panier moyen, se vend désormais entre 2,5 et 4,30 DH, ce qui traduit une légère tendance à la hausse.
Denrées alimentaires saisonnières : flux en hausse
Parmi les produits plus sensibles aux flux saisonniers, le chou-fleur varie entre 1,20 et 3 DH, alors que le chou blanc se vend entre 1 et 2 DH. Les courgettes sont affichées entre 3,50 et 6 DH, et les aubergines se situent entre 2,00 et 3,50 DH. Le concombre évolue lui entre 2,50 et 4,50 DH, confirmant une consolidation des prix.
Du côté des fruits, les prix affichent une grande diversité. L’avocat, davantage haut de gamme, domine le tableau avec une fourchette entre 20 et 35 DH le kilo. L’abricot, en pleine saison, s’échange entre 13 et 25 DH, tandis que la pêche, également en pic de consommation, se vend entre 6 et 11 DH.
La banane locale se maintient à 6 DH, avec un pic limité à 9 DH, tandis que le melon et la pastèque, deux produits estivaux phares, affichent tous deux un prix de base à 1,50 DH, avec des variations allant jusqu’à 3,50 DH pour le premier et 4 DH pour le second. Sur le segment des pommes, la locale oscille entre 6 et 12 DH, tandis que l’importée varie de 13 à 23 DH selon la provenance.
En ce qui concerne les viandes rouges, la grille reste inchangée : la viande bovine s’échange entre 74 et 93 DH le kilo, et l’ovine entre 75 et 110 DH, traduisant une constance tarifaire dans un contexte de consommation soutenue.
Hausses ciblées au marché de gros de Casablanca
Comparé aux niveaux affichés une semaine auparavant, la tomate enregistre une hausse marquée. Le 9 juillet, elle était positionnée entre 1,20 et 3,00 DH, d’où une progression d’un dirham sur le prix plafond en moyenne par kilo. Ce mouvement pourrait refléter un rééquilibrage de l’offre ou une pression conjoncturelle sur les stocks.
La pomme de terre, dont le plancher tarifaire était à 2 DH au 9 juillet, a pris entre 30 et 50 centimes de plus. Dans le même ordre, le chou blanc affiche une hausse de 20 à 50 centimes.
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À l’inverse, l’aubergine et le concombre ne montrent aucune variation notable, avec des fourchettes identiques à celles de la semaine précédente. La courgette enregistre quant à elle une hausse de 50 centimes sur le prix plancher, pour atteindre à 3,50 DH/kg.
Chez les fruits, l’abricot voit son prix sérieusement remonter, passant de 9 à 20 DH la semaine dernière à 13 à 25 DH. À côté, on observe deux autres variations : le prix plafond de la banane locale augmente de 50 centimes, tandis que celui de l’avocat baisse légèrement, de 2 centimes. Tous les autres fruits ont conservé les mêmes niveaux de prix.

Globalement, le bulletin de la semaine révèle une cartographie tarifaire des denrées alimentaires marquée par des ajustements ciblés et des signaux contrastés. Si les viandes rouges conservent leur stabilité, plusieurs produits agricoles – notamment la tomate, la pomme de terre, le chou blanc ou encore l’abricot – affichent des hausses significatives, traduisant une pression conjoncturelle sur les filières concernées.
D’autres produits, comme le concombre ou l’aubergine, résistent à la volatilité et s’inscrivent dans une logique de consolidation. Ces mouvements, quoique circonscrits, rappellent que la formation des prix des denrées alimentaires reste sensible à la saisonnalité, aux flux d’approvisionnement et aux arbitrages logistiques.
