Les Etats-Unis réaffirment leur soutien à l'initiative marocaine d'autonomie en tant que solution sérieuse, crédible…
Sahara marocain : Washington accueille un nouveau round de négociations
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Une nouvelle phase des négociations sur le Sahara marocain doit s’ouvrir à Washington, dans un contexte d’intensification des efforts diplomatiques américains pour relancer le processus politique. Cette initiative intervient après des réunions discrètes organisées récemment à Madrid.
Une nouvelle ronde de négociations consacrée au dossier du Sahara marocain doit se tenir les 23 et 24 février à Washington, selon des informations rapportées par le média espagnol El Confidencial. Cette rencontre réunira les principales parties concernées, notamment le ministre marocain des Affaires étrangères, les chefs de la diplomatie algérienne et mauritanienne ainsi que le représentant du front séparatiste du Polisario.
Cette initiative intervient quelques jours seulement après des consultations discrètes organisées au siège de l’ambassade des États-Unis à Madrid, signe d’une volonté américaine d’accélérer la relance du processus politique, longtemps marqué par une impasse.
Une médiation américaine plus active
Selon la même source, cette nouvelle invitation s’inscrit dans le cadre d’une stratégie américaine visant à insuffler une nouvelle dynamique aux négociations, après plusieurs réunions préparatoires organisées ces dernières semaines dans différentes capitales, notamment à Madrid et Washington.
Ce processus diplomatique est piloté par Massad Boulos, conseiller du président américain Donald Trump pour les affaires africaines et du Moyen-Orient, qui œuvre à rapprocher les positions des différentes parties et à favoriser l’émergence d’une base commune de discussion.
L’objectif affiché par Washington est de jouer un rôle plus direct dans la facilitation du dialogue, en vue de parvenir à une solution politique durable sur la base du plan d’autonomie marocain.
Dans le sillage des consultations de Madrid
La réunion de Washington fait suite à une rencontre tenue récemment à Madrid, qui avait réuni les ministres des Affaires étrangères du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie, ainsi que le représentant du Polisario, en présence de responsables américains.
Ces discussions avaient notamment porté sur les perspectives de mise en œuvre de l’initiative marocaine d’autonomie, dans le contexte de la résolution adoptée récemment par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle à une solution politique réaliste, durable et mutuellement acceptable.
Cette nouvelle séquence diplomatique confirme l’implication croissante des États-Unis dans le dossier et pourrait marquer une étape importante dans la relance des négociations après plusieurs années de blocage.
Washington ferme sur la souveraineté marocaine
Le conseiller principal du président américain Donald Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Massad Boulos, a réaffirmé le soutien constant de Washington à la souveraineté du Maroc sur son Sahara, tout en avertissant que les négociations en cours ne peuvent se poursuivre indéfiniment sans perspectives concrètes de règlement.
Dans une interview accordée à France 24 et diffusée ce lundi, Massad Boulos, émissaire personnel du président américain Donald Trump pour le dossier du Sahara, a affirmé que les États-Unis accordent une « grande importance » à la résolution du conflit autour du Sahara, tout en soulignant que les négociations en cours « ne se poursuivront pas indéfiniment ».
Ces déclarations interviennent à la suite de «discussions confidentielles» tenues le dimanche 8 février à Madrid, réunissant des représentants du Maroc, du front Polisario, de l’Algérie et de la Mauritanie, sous la supervision des États-Unis et en présence de l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara, Staffan de Mistura.
Massad Boulos a indiqué que le président Trump « accorde une attention particulière à ce conflit qui dure depuis plus d’un demi-siècle », estimant que le moment est venu de progresser vers une solution. Il a également salué l’accueil favorable réservé à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qu’il considère comme «une étape importante sur la voie d’un règlement».
Solution durable
L’émissaire américain a souligné que les États-Unis et les Nations unies ont la responsabilité de travailler, dans le cadre de cette résolution, avec les parties concernées — le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie — afin de faciliter une solution politique durable. Et de faire savoir que plusieurs rencontres ont eu lieu avant la réunion de Madrid, sans en dévoiler les détails ni les lieux.
Refusant d’entrer dans les détails des discussions, Massad Boulos a expliqué que cette réserve vise à «respecter la confidentialité de ces rencontres», ajoutant que les parties restent libres de communiquer si elles le souhaitent.
Les USA « facilitateur et médiateur »
Le responsable américain a insisté sur le fait que ces discussions s’inscrivent dans le cadre de la résolution 2797, précisant que Washington agit en tant que « facilitateur et médiateur » dans ce processus. Il a également averti que les négociations « doivent aboutir à une solution dans les plus brefs délais » et que « perdre du temps n’est pas acceptable ».
Concernant la prochaine série de pourparlers, Boulos a indiqué qu’aucune date ni aucun lieu n’a encore été fixé.
Soutien ferme à la souveraineté du Maroc sur son Sahara
Sur la position des États-Unis, Massad Boulos a réaffirmé que Washington reste « ferme » dans son soutien à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, qualifiant cette position de « supérieure au cadre de la résolution onusienne », tout en soulignant que les efforts diplomatiques actuels s’inscrivent dans le respect du processus des Nations unies.
Évoquant l’Algérie, le haut conseiller de Trump s’est abstenu de la qualifier formellement de partie prenante aux négociations, indiquant que le voisin de l’est et la Mauritanie « ne participent pas directement aux détails des discussions » mais soutiennent le processus. Il a par ailleurs salué la « coopération à long terme » entre Washington et Alger, notamment à travers un accord de défense et de sécurité récemment signé et des échanges officiels entre les deux pays.
Les négociations de Madrid ouvrent ouvre la phase de mise en œuvre de l’autonomie
Notons que les discussions de Madrid sur l’activation de la résolution onusienne 2797 relative à la fin du conflit autour du Sahara marocain, à travers la mise en œuvre pratique de la proposition d’autonomie, se sont achevées dimanche 8 février, sous un parrainage américain qualifié de « très efficace et opérationnel », au siège de l’ambassade des États-Unis dans la capitale espagnole.
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Le Roi Mohammed VI avait annoncé, après l’adoption de la résolution, la préparation d’une version actualisée et détaillée de l’initiative d’autonomie destinée à être soumise aux Nations unies. C’est dans dans ce sens que des consultations avec les partis politiques ont été organisées le 10 novembre 2025 sous la supervision de conseillers royaux et de membres du gouvernement.
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Le Maroc ressort gagnant diplomatiquement de cette réunion après avoir imposé le langage de la realpolitik et réussi à faire de son plan la référence unique. Les États-Unis, de leur côté, ont démontré qu’ils sont le seul médiateur effectif capable de réunir les adversaires dans une même salle, dépassant des années de blocage onusien.
