Le États-Unis et les Nations unies ont facilité dimanche à Madrid des discussions entre le…
Sahara: appui américain renouvelé, l’ONU reste discrète sur les réunions de Madrid
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Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour l’Afrique et le Proche-Orient, a affirmé que les États-Unis poursuivent leur engagement en faveur d’une solution juste, durable et acceptée par toutes les parties au différend régional autour du Sahara marocain.
Selon le responsable américain, cette position s’inscrit dans la ligne de l’administration dirigée par Donald Trump, avec la volonté de soutenir les initiatives sérieuses visant à parvenir à un règlement politique définitif du conflit. «Sous la direction du président Donald Trump, les États-Unis restent attachés à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui favorise une paix durable et un avenir meilleur pour tous dans la région», a-t-il écrit dans un message publié sur la plateforme X, en réaction à l’annonce de consultations tenues à Madrid avec la participation des parties concernées, sous parrainage conjoint américain et onusien.
Under @POTUS’ leadership, the United States remains committed to a just, lasting, and mutually-acceptable solution that advances durable peace and a better future for all in the region. https://t.co/K8R8LHixss
— U.S. Senior Advisor for Arab and African Affairs (@US_SrAdvisorAF) February 9, 2026
Massad Boulos a également précisé que ces rencontres s’inscrivent dans les efforts diplomatiques destinés à relancer le processus politique, encourager une paix durable et ouvrir de nouvelles perspectives pour la région.
Une position américaine constante
Le conseiller de Trump avait déjà souligné la constance de la position de Washington sur le dossier du Sahara, la qualifiant de claire et sans ambiguïté. Les États-Unis soutiennent une solution politique réaliste et durable fondée sur l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, considérée comme un cadre crédible et applicable pour clore un conflit de longue durée ayant pesé sur la stabilité régionale.
Dans un entretien récent accordé au journal libanais An-Nahar, Boulos a affirmé que les avancées enregistrées dans le dossier du Sahara et la nouvelle dynamique observée au Conseil de sécurité de l’ONU sont le résultat direct du partenariat profond et de la coopération continue entre les États-Unis et le Royaume du Maroc.
Moment propice pour stimuler le processus de paix
Il a indiqué que Washington salue la résolution historique 2797, qui prolonge le mandat de la mission de l’ONU pour l’organisation d’un référendum au Sahara (MINURSO), la considérant comme un moment propice pour stimuler un processus de paix attendu depuis longtemps dans la région, en cohérence avec l’engagement du président Trump de construire un avenir meilleur pour tous les peuples concernés.
Concernant le Sahara marocain, il a déclaré: « Le président Trump est déterminé à promouvoir une paix durable dans la région et à construire un avenir meilleur pour toutes ses populations. »
Il a ajouté : « Les États-Unis se réjouissent du vote historique pour l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui prolonge d’un an le mandat de la mission des Nations unies au Sahara. Nous saisissons cette occasion unique pour stimuler une dynamique de paix tant attendue — un progrès rendu possible grâce au partenariat profond et à la coopération continue entre les États-Unis et le Maroc. »
Discrétion de l’ONU
De son côté, l’Organisation des Nations unies n’a pas communiqué de détails sur le contenu ou les conclusions des consultations de Madrid. Lors du point de presse quotidien, le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, a refusé de divulguer des informations précises.
Il a indiqué que toute donnée publiable serait communiquée ultérieurement par voie officielle, sans autre commentaire sur la nature des échanges.
Des consultations pour la mise en oeuvre de la résolution 2797
La mission permanente des États-Unis auprès de l’ONU avait annoncé que de hauts responsables américains et onusiens ont supervisé ces consultations organisées à l’ambassade américaine à Madrid, avec la participation du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario, dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies.
La dernière résolution adoptée en octobre 2025 souligne que l’initiative marocaine d’autonomie présentée en 2007 constitue la base la plus sérieuse, réaliste et applicable pour parvenir à une solution politique durable au différend régional.
Les acquis du Maroc à Madrid
Lors des négociations de Madrid qui ont réuni le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, ses homologues algérien Ahmed Attaf et mauritanien Mohamed Salem Ould Merzoug, ainsi que le représentant du Front Polisario Mohamed Yeslem Beissat, le Maroc a réussi à arracher plusieurs acquis.
D’abord, la reconnaissance implicite du plan d’autonomie marocain comme seule base des négociations. En participant à cette réunion, les autres parties au conflit — le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, cette dernière adoptant une position de « neutralité passive » — se conforment à la dernière résolution du Conseil de sécurité appelant à la reprise des discussions sur la base de l’initiative marocaine d’autonomie.
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Le Maroc, qui a exposé une vision élargie pour développer la proposition d’autonomie par le biais de son chef de la diplomatie et présenté un document de 40 pages, a ainsi contribué à relancer le processus de règlement après des années d’attente.
Une première manche gagnée
Le Roi Mohammed VI avait annoncé, après l’adoption de la résolution, la préparation d’une version actualisée et détaillée de l’initiative d’autonomie destinée à être soumise aux Nations unies. Des consultations avec les partis politiques ont été organisées le 10 novembre 2025 sous la supervision de conseillers royaux et de membres du gouvernement.
Le Maroc ressort gagnant diplomatiquement de cette réunion après avoir imposé le langage de la realpolitik et réussi à faire de son plan la référence unique. Les États-Unis, de leur côté, ont démontré qu’ils sont le seul médiateur effectif capable de réunir les adversaires dans une même salle, dépassant des années de blocage onusien.
