Le conseil d’administration de la CGEM, réuni ce mercredi, a validé la candidature du binôme…
Présidence de la CGEM: le tandem Tazi-Bachiri dévoile son programme
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Lors d’une conférence de presse organisée ce lundi au siège de la CGEM, Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri ont présenté les grandes lignes du programme qui conduira leur mandature 2026-2029 à la tête de la Confédération générale des entreprises du Maroc, en attendant leur plébiscite à la tête de l’organisation prévue jeudi prochain.
Le binôme Mehdi Tazi-Mohamed Bachiri, unique candidature à la présidence de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a présenté ce jour les grandes articulation de son futur mandat à la tête de l’organisation patronale. Un programme qui résulte d’une récente tournée dans l’ensemble des régions et d’échanges avec 37 fédérations, diront-ils. Leur ambition: transformer la CGEM en une organisation d’impact, inclusive et mobilisée face aux défis économiques et technologiques.
Mehdi Tazi a rappelé que le Maroc connaît une croissance soutenue autour de 5%, portée par une dynamique d’investissement et des flux d’investissements directs étrangers (IDE) élevés, estimés à 56 milliards de dirhams en 2025. Et la Coupe du monde 2030 viendra structurer et amplifier ces investissements.
Cependant, a-t-il mis en avant, deux défis majeurs se profilent: la crise au Moyen-Orient et les bouleversements liés à l’intelligence artificielle. Face à ces enjeux, Tazi estime que la CGEM doit passer d’un rôle de plaidoyer à une organisation d’impact, plus inclusive des fédérations, des jeunes et des femmes, et davantage mobilisée dans l’intérêt de l’État et de ses partenaires.
Cinq axes structurants
Le programme présenté par Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri s’articule autour de cinq axes majeurs, chacun pensé pour répondre aux défis actuels et accompagner la transformation économique du Maroc.
Le premier concerne l’amélioration de l’environnement des affaires. Tazi et Bachiri insistent sur la nécessité de passer d’une logique d’autorisation à une logique de cahier des charges, afin de fluidifier les procédures et de réduire les lourdeurs administratives. Dans ce cadre, deux réformes sont jugées prioritaires: celle du Code du travail et celle de la fiscalité locale, parfois alourdie par plus de vingt taxes. Le foncier industriel et le financement des TPME sont identifiés comme des leviers essentiels pour soutenir cette dynamique.
Le second axe met l’accent sur la souveraineté productive. L’objectif est d’atteindre des taux d’intégration locale élevés dans des secteurs stratégiques, notamment alimentaire et sanitaire, à l’image des réussites enregistrées dans l’industrie automobile. Cette orientation vise à renforcer l’autonomie du pays et à sécuriser ses chaînes de valeur.
Le troisième axe est consacré à l’innovation et à la digitalisation. Il s’agit de favoriser la montée en gamme des services et de l’industrie, en sortant de la logique d’imitation pour développer des solutions originales. Les candidats à la tpete du patronat insistent sur l’importance de tirer parti des expériences internationales et des pratiques de benchmarking afin de bâtir un écosystème innovant et compétitif.
Priorité à l’Afrique
Le quatrième axe porte sur le rayonnement international. La priorité est donnée au continent africain, où la CGEM entend poursuivre ses efforts pour ouvrir de nouveaux marchés. La mobilisation des Marocains résidant à l’étranger est également considérée comme un vivier de compétences et de relais d’influence, capable de renforcer la présence du Maroc à l’international.
Enfin, le cinquième axe s’oriente vers la synergie des fédérations et des régions. L’objectif est de consolider les liens internes et de renforcer la représentativité de la CGEM, en rendant ses instances plus inclusives et plus proches des réalités locales.
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Dans leur ensemble, ces cinq axes traduisent une volonté claire: faire de la CGEM une organisation d’impact, capable de répondre aux attentes des entreprises, de soutenir la vision royale et de contribuer à hisser le Maroc à un niveau supérieur de développement économique et social.
Les précisions de Mohamed Bachiri
Mohamed Bachiri a détaillé ces axes en insistant sur le mandat d’accélération et de mobilisation. Concernant la fiscalité locale, il a rappelé l’importance de l’accès au foncier industriel et au financement des entreprises. Sur la souveraineté productive, il a mis en avant la montée en gamme industrielle et l’intégration locale, qui doit évoluer d’une logique horizontale vers une logique verticale.
Le capital humain et la compétitivité logistique seront également des leviers déterminants. Abordant l’innovation, Bachiri a souligné la nécessité de développer un véritable écosystème et de renforcer la recherche appliquée. Quant au rayonnement international, il a insisté sur l’ouverture des marchés africains et la mobilisation des MRE comme vivier de compétences.
Ce programme, élaboré après une large concertation régionale, se veut ambitieux et adapté aux exigences du moment. Il traduit la volonté de Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri de positionner la CGEM comme un acteur central dans la transformation économique du Maroc, en conjuguant réformes structurelles, souveraineté productive, innovation et rayonnement international.
