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Chakib Alj: quel bilan après deux mandats à la tête de la CGEM? (vidéo)
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Chakib Alj, président sortant de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a présenté mercredi le bilan de sa mandature à la tête du patronat marocain. Un bilan qu’il a jugé satisfaisant.
«Je quitte la CGEM avec un sentiment de satisfaction», a lancé le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, en réponse à l’une des nombreuses questions posées à l’issue de la présentation du bilan de sa seconde mandature, mercredi à Casablanca. «Après un premier mandat (2020–2023) marqué par une forte mobilisation pour soutenir les entreprises dans une conjoncture de crise, tout en se penchant sur des chantiers économiques structurels, ce second mandat aura été celui de la libération des énergies, de la relance et de la concrétisation», a-t-il élaboré.
Alj a rappelé le contexte «mouvementé» dans lequel s’est déroulé son premier mandat, ainsi que la conjoncture internationale toujours fragile. Une situation occasionnant «des coûts logistiques qui explosent, des matières premières et de l’énergie plus chères, des délais d’approvisionnement qui s’allongent, et une pression de plus en plus forte sur la trésorerie».
Quatre chantiers stratégiques
Fort de ce climat, Chakib Alj a mis en avant un bilan structuré autour de quatre chantiers stratégiques. Le premier a consisté en l’amélioration du climat des affaires pour les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), à travers la modernisation du cadre économique. Il a cité comme réalisations le raccourcissement réglementaire des délais de paiement, le décret sur les marchés publics, le dispositif dédié de la Charte de l’investissement, ainsi que les réformes d’allègement contenues dans les lois de finances.
L’un des points majeurs de satisfaction a été l’abattement de l’IS de 40 à 20 % pour cette catégorie d’entreprises. À cela s’ajoutent la simplification des procédures administratives et la mise en place du corridor avec l’Office des changes.
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Le second chantier porte sur le capital humain, avec des avancées majeures telles que la réforme de la formation professionnelle continue, la création du Morocco Innovation Lab, la loi sur le droit de grève, ainsi que le projet du nouveau Code du travail, actuellement dans sa dernière ligne droite.
«Après le climat des affaires et le capital humain, la troisième conviction qui a guidé notre action est qu’une économie performante est nécessairement une économie inclusive», a poursuivi le patron des patrons. Parmi les réalisations: les Labels RSE et PME Responsable, les nouveaux codes de bonnes pratiques, ainsi que le Baromètre de la gouvernance responsable, qui, en trois éditions, a permis de mesurer les progrès et d’identifier les marges d’amélioration. «Mais l’inclusion, c’est aussi une question de mobilisation de tous les talents», a‑t‑il ajouté, en pointant un taux d’activité des femmes d’environ 19%.
Gouvernance et perspectives
Le quatrième chantier a consisté à préparer l’économie marocaine aux grands enjeux structurants: innovation, décarbonation et émergence de nouveaux moteurs de croissance. Le président de la CGEM a cité les initiatives menées en faveur de la souveraineté industrielle, de la transition bas carbone, de la contribution du patronat à la stratégie Digital Morocco 2030, ainsi que le programme Tatwir pour l’innovation industrielle. S’y ajoutent des actions ciblées sur l’international, à travers la diplomatie économique.
Poursuivant son intervention, Chakib Alj a également souligné les études menées, notamment celles sur l’emploi et sur les complémentarités entre les chaînes de valeur africaines, conduites en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD).
Il a enfin conclu en mettant en avant la modernisation opérée, tant sur le plan de la gouvernance que sur la restructuration des instances régionales, «renforçant ainsi à la fois notre organisation sectorielle et notre ancrage territorial». Et de féliciter son colistier des deux mandats, Mehdi Tazi, candidat à sa succession avec pour binôme Mohammed Bachiri.
