Généralement, les conducteurs ont le choix entre 3 types de contrats pour assurer leur voiture…
Assurance auto: les primes se renchérissent de 5% dès avril
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Les automobilistes marocains devront faire face à une nouvelle hausse des primes d’assurance, avec une augmentation pouvant atteindre 5 % sur les contrats de responsabilité civile à partir du 1er avril.
Cette révision intervient suite à une circulaire diffusée par Sanlam, dans le cadre de l’application d’une réforme législative liée à l’indemnisation des victimes d’accidents de la route.
Pour les compagnies d’assurance, c’est une réforme visant à mieux indemniser les victimes. En effet, cette hausse s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi n°70-24, publiée au Bulletin officiel en janvier dernier, qui introduit une révision du barème d’indemnisation des dommages corporels. L’objectif est d’améliorer la prise en charge des victimes d’accidents et de garantir une indemnisation plus équitable pour les personnes concernées et leurs familles.
Les compagnies renchérissent, justifiant cette augmentation par la nécessité de maintenir l’équilibre financier et technique du secteur, dans un contexte de revalorisation progressive des indemnisations sur une période de cinq ans.
Cette adaptation vise à assurer la continuité des engagements des assureurs face à l’augmentation des coûts.
Assurance auto: la réforme fait grincher
Toutefois, la mesure est contestée par les conducteurs, suscitant de vives critiques. Les automobilistes y voient une pression supplémentaire sur leur pouvoir d’achat. Elle intervient dans un contexte marqué par la hausse des prix des carburants et l’augmentation globale du coût de la vie, accentuant les inquiétudes des usagers de la route.
Il faut noter qu’Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice et artisan de cette réforme, avait indiqué durant les travaux relatifs à ce nouveau cadre réglementaire que le nouveau texte devrait moderniser un texte resté inchangé pendant 41 ans.
Les compagnies d’assurance, une richesse nationale
Il avait également fait savoir que «les compagnies d’assurance constituent une richesse nationale, de par les capitaux qu’elles investissent pour générer des bénéfices permettant de verser des indemnisations dépassant 9 milliards de dirhams par an», soulignant la nécessité de préserver cette richesse.
Évoquant l’apparition de nouveaux types d’accidents non prévus en 1984, comme ceux impliquant le tramway ou encore les futurs véhicules autonomes et drones de livraison, la nouvelle réforme intègre des mesures disruptives. Entre autres, la hausse de la valeur minimale du salaire retenu dans le calcul des indemnisations, passant de 9.200 DH à 14.000 DH, l’instauration d’une révision obligatoire tous les trois ans, liée au taux de croissance nationale, et la possibilité pour les victimes d’accidents de la route de demander une révision de l’indemnisation en cas d’aggravation du dommage.
Entre modernisation nécessaire et contestation sociale, cette réforme place le secteur de l’assurance au cœur d’un équilibre délicat : mieux protéger les victimes tout en préservant la confiance des assurés.
