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Production, intégration, électrique…, Stellantis renforce son ancrage au Maroc
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Micromobilité, électrification, montée en compétences…, Stellantis passe à la vitesse supérieure et donne corps aux ambitions de souveraineté industrielle portées par le Royaume, notamment dans le secteur automobile.
«L’industrie automobile marocaine continue d’attirer des investisseurs et de créer de l’emploi», déclarait récemment Rachid Machou à H24Info. Une déclaration qui semblait mériter réserve au vu du recul des exportations du secteur observé en début d’année. Pourtant, les dernières annonces du géant Stellantis viennent en confirmer la pertinence.
Le 16 juillet dernier, lors de la présentation de l’extension de l’usine de Kénitra, Samir Cherfan, directeur des opérations du groupe pour la région Moyen-Orient et Afrique, a livré un message stratégique : Stellantis, désormais fort de quatorze marques automobiles, renforce sa voilure au Maroc.
Le constructeur prévoit de doubler la capacité de production de son site de Kénitra et d’y initier plusieurs projets innovants dans les domaines de la micro-mobilité, de l’électrification et de l’ingénierie. Des ambitions claires, traduisant une volonté d’ancrage profond et durable dans le tissu industriel marocain, avec à la clé la création de milliers d’emplois supplémentaires.
Neuf ans après le début de sa collaboration avec le Royaume, Stellantis se positionne comme un acteur exemplaire dans le partenariat industriel. «Depuis le début de cette collaboration, Stellantis a délivré par anticipation et au-delà des termes de l’accord», a affirmé Samir Cherfan. Cette déclaration illustre un niveau d’engagement rarement atteint dans les coopérations industrielles internationales.
Stellantis : l’intégration verticale au cœur des chantiers
Pour le ministère de l’Industrie et du Commerce, ces engagements augurent d’une nouvelle dynamique. Sur le réseau social X (ex-Twitter), l’administration évoque un volume d’investissement susceptible d’atteindre 1,2 milliard d’euros.
Quatre axes majeurs sont identifiés : l’assemblage et l’installation de moteurs automobiles ; la fabrication de véhicules à trois-roues et de petites voitures électriques conçues localement ; la production industrielle de bornes de recharge électriques ; et enfin, le doublement des capacités de production du site pour atteindre à terme 400 000 véhicules par an.
La finalité de ces projets ne se limite pas à la performance industrielle. Ils visent à faire évoluer le taux d’intégration locale vers 75 % à l’horizon 2030, confortant ainsi la place centrale du secteur automobile dans les exportations marocaines.
Le ministère souligne également que les achats auprès de fournisseurs locaux pourraient dépasser les 6 milliards d’euros dans les années à venir, ce qui renforcerait considérablement la souveraineté industrielle du Royaume.
Ces annonces, loin d’être de simples intentions, traduisent une accélération stratégique : un bon cru, comme rarement observé, pour l’automobile marocaine.
