Batteries électriques: le Maroc lance une étude pour évaluer la filière

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Alors que le ballet d’installation des grands acteurs de la chaîne de valeur mondiale des batteries électriques continue de se faire dans le Royaume, une étude visant à soupeser l’écosystème local est dans le pipe. Le recrutement du prestataire vient d’être lancé par la GIZ et le ministère de la Transition Energétique et du Développement Durable (MTEDD).

«Le but de l’étude est de fournir les bases décisionnelles solides pour le développement durable de l’industrie marocaine des batteries pour véhicules électriques». Voilà présenté en un mot l’étude commandée par le MTEDD.

Cette étude est lancée dans le cadre de la coopération avec l’Allemagne, d’où le recrutement du prestataire confié à l’Agence allemande de coopération internationale, la GIZ. Cette dernière a fixé au 1er octobre prochain, l’échéance pour les intéressés désireux de conduire la mission.

Libellé «Etude sur l’état des lieux et les perspectives durables de l’industrie des batteries pour véhicules électriques et des chaînes de valeur associées au Maroc», cet appel d’offre a pour ambition d’initier une étude stratégique sur le potentiel de développement de la filière des batteries électriques au Maroc. Il vise à cet effet à cartographier les acteurs, les ressources et les opportunités industrielles liées à cette filière émergente.

Batteries électriques : une étude pour soupeser la filière locale

Selon les termes du cahier des charges, il s’agira pour le prestataire retenu de dresser un état des lieux complet de l’écosystème marocain des batteries électriques, en identifiant les segments porteurs, d’une part, – extraction, raffinage, assemblage, recyclage – et en évaluant les capacités locales à intégrer les chaînes de valeur mondiales, d’autre part.

L’objectif est clair : positionner le Maroc comme un hub compétitif dans le secteur des batteries électriques, en lien avec les ambitions nationales en matière de décarbonation et de mobilité électrique.

La mission confiée au prestataire inclura des entretiens ciblés avec les parties prenantes publiques et privées, une analyse des politiques industrielles et environnementales, ainsi qu’une évaluation des besoins en formation et en innovation.

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Le périmètre couvre également les enjeux de gouvernance, de financement et de coopération internationale, avec une attention particulière portée aux synergies possibles entre les régions marocaines et les partenaires allemands.

Pour la GIZ, cette étude s’inscrit dans une logique de structuration territoriale et de diplomatie industrielle, à l’heure où les batteries électriques deviennent un levier stratégique pour la transition énergétique. Le Maroc, déjà engagé dans les filières du solaire, de l’hydrogène vert et de la mobilité durable, pourrait ainsi renforcer sa position dans les chaînes de valeur critiques.

Les spécifications techniques, la méthodologie de travail recommandée, les aspects financiers, ainsi que le profil du prestataire recherché sont consignés dans le dossier d’appel d’offres consultable ici.

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