Aérien: comment le Maroc est devenu une référence pour les pays africains (rapport)

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Aéroport Marrakech-Menara : Hausse de 22% du trafic aérien au premier trimestre de 2024
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Le think tank Brenthurst Foundation considère les politiques aériennes du Maroc comme « audacieuses » et « pionnières« , et invite les autres pays africains à s’en inspirer.

En 2006, le Maroc est devenu le premier pays africain à signer un accord d’Open Sky (ciel ouvert) avec l’Union européenne, ouvrant essentiellement son marché de l’aviation à la concurrence européenne. Dans un récent rapport, la Brenthurst Foundation qualifie les politiques aériennes du Royaume d’« audacieuses » et « pionnières« , invitant les autres pays du continent à s’en inspirer.

Le Maroc s’est distingué des autres pays africains en adoptant des mesures « libérales », à un moment où de nombreux États restaient attachés à des politiques « protectionnistes traditionnelles », ce qui a entravé le développement du secteur de l’aviation dans le contient, empêchant les pays africains de bénéficier des dynamiques du marché mondial, note la chercheuse Marie Noëlle Nwokolo dans ce rapport.

En tant que premier pays africain à ouvrir son ciel aux compagnies aériennes européennes, le Royaume a vécu une expérience pleine de défis, notamment face aux craintes d’un déclin du rôle de Royal Air Maroc sous la pression de la concurrence féroce des compagnies low-cost comme Ryanair ou EasyJet. Sauf que les politiques menées ont permis de sauver la compagnie nationale.

Selon le rapport, cette expérience a même contribué à une augmentation significative du trafic aérien au cours des quatre années qui ont suivi l’adoption de l’Open Sky. Une croissance annuelle d’environ 18% a été enregistrée dans le nombre de passagers entre le Maroc et l’Europe. Une dynamique qui a généré près d’un milliard d’euros dans le produit intérieur brut (PIB) en créant environ 24.000 emplois directs et indirects, selon le rapport.

Lire aussi. Boom aérien: plus de 15,1 millions de passagers au Maroc au 1er semestre

Cette ouverture a également contribué à une augmentation d’environ 6% du nombre de touristes, ainsi qu’à une baisse d’environ 7% des prix des billets, ce qui rend les voyages au Maroc plus attractifs et offre de nouvelles perspectives pour les voyages à bas coûts.

Le rapport précise toutefois que « la libéralisation nécessite une gestion flexible et des ajustements constants pour s’adapter aux évolutions du marché », soulignant que « le Maroc a réussi à utiliser ces outils pour maintenir l’équilibre entre ouverture et concurrence ».

La Brenthurst Foundation appelle les pays africains à tirer parti des expériences réussies telles que celles du Maroc, de l’Éthiopie et de l’Afrique du Sud, et à œuvrer à la libéralisation de leur espace aérien. Ils sont particulièrement invités à adopter des partenariats stratégiques qui revitaliseront l’économie locale et faciliteront l’intégration régionale.

Ces recommandations se justifient par le fait que « l’Afrique, bien qu’elle abrite 18 % de la population mondiale, ne représente que 2% du trafic aérien mondial », en raison du « protectionnisme, de la bureaucratie et des coûts élevés », souligne-t-on.

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