Porté par la CGEM et le MEDEF, le Forum économique Maroc-France, qui s'est déroulée ce…
FEMF-Port Dakhla Atlantique : « Un taux de réalisation global de 45 % et d’énormes opportunités pour les PME » (Nisrine Louzzi)
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Le Forum économique Maroc-France (FEMF), organisé cette semaine à Dakhla, s’est achevé par une visite du port Dakhla Atlantique. L’occasion pour sa directrice générale de présenter l’état d’avancement des travaux de ce projet pharaonique, niché en plein cœur du désert de Laargoubi.
Dans une déclaration donnée au terme de la visite, Nisrine Louzzi a indiqué qu’en matière d’état d’avancement, le chantier arrive à une étape de concrétisation, principalement des ouvrages de protection, du pont maritime et également de la préfabrication des quais d’eau en blocs.
Cela représente, selon elle, «un taux global de 45 %, réparti entre 87 % pour le pont, 24 à 25 % pour les ouvrages portuaires, et également le démarrage des blocs de quai que nous avons réalisé il y a deux mois».
Elle a également souligné la vocation énergétique et industrielle du port, précisant que «c’est un écosystème logistique et industriel qui va servir à plusieurs activités, notamment les énergies renouvelables, les industries de la pêche, les industries extractives. Nous aurons également du conteneur de tir».
En résumé, Dakhla Atlantique sera un port polyvalent, conçu pour répondre aux exigences techniques internationales et accompagner la stratégie portuaire nationale, tant pour l’offre Maroc Hydrogène Vert que pour la stratégie port-infrastructure.
Port Dakhla Atlantique, au service de l’Afrique
Nisrine Louzzi a précisé que «ce projet s’inscrit dans le cadre de la coopération Sud-Sud et dans la coopération entre l’Afrique de l’Ouest et les pays du Sahel, dans le cadre de l’initiative royale pour les pays du Sahel et pour les États atlantiques africains».
Citant le modèle qu’incarne le port de Tanger Med comme nouveau hub de transbordement sur la rive méditerranéenne, la directrice de l’aménagement a insisté sur la vocation du port Dakhla Atlantique à renforcer l’ancrage du Maroc au sein du continent africain, à travers les échanges commerciaux qui vont s’y réaliser. Notamment dans les trafics non spécialisés allant du conteneur aux industries, et intégrant même la réparation navale.
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«En termes de capacité, nous visons un objectif au démarrage de 35 millions de tonnes extensibles», a-t-elle fait savoir, soulignant qu’il s’agit d’un projet portuaire de grande envergure, tant en matière de capacité, de traitement que de compétitivité logistique, vu sa position géographique en matière de transbordement maritime. «Oui, c’est un port à l’instar des grands ports marocains», a-t-elle martelé.
Quant aux délais de livraison, Nisrine Louzzi a confirmé s’aligner sur l’agenda initial. Le premier quai sera achevé dès l’année prochaine, mais il faudra attendre 2028 pour la réalisation totale de l’infrastructure, avec une mise en service prévue en 2029.
«C’est vrai que nous nous sommes adaptés aux besoins des acteurs économiques, qui se sont exprimés en matière d’accostage et de surface nécessaire pour les activités. Et nous maintenons les délais pour la fin des travaux, fin 2028, comme prévu dans notre programme général», a-t-elle précisé.
Des retombées concrètes pour les PME marocaines
La directrice de l’aménagement du port de Dakhla Atlantique a également mis un point d’honneur à souligner les opportunités qu’il dégage déjà pour les PME locales. Elle a indiqué que sa construction offre aux petites entreprises marocaines de nombreuses opportunités, à toutes les étapes : conception, réalisation des études techniques avec les consultants, et même à cette phase de construction.
«Aujourd’hui, nous le construisons avec des entreprises marocaines des bureaux d’études et des laboratoires de contrôle marocains également», a-t-elle affirmé. Parlant particulièrement de cette phase de construction, elle a relevé que «les opportunités sont énormes», avant de poursuivre: «Nous avons jusque-là plus de 1.850 employés au sein du port».
Toujours sur les opportunités pour la PME marocaine, Nisrine Louzzi a indiqué que l’après-construction s’accompagnera d’un flux important d’acteurs et d’activités, qui entraînera irrémédiablement l’installation de plusieurs sociétés. «C’est une zone très prometteuse en termes de création d’emplois et aussi en termes de coopération», a-t-elle signifié.
Faisant le lien avec le Forum économique et la place du partenariat franco-marocain dans la dynamique du port de Dakhla, Nisrine Louzzi a fait savoir que des contacts sont établis avec des acteurs français. Ces derniers montrent beaucoup d’intérêt pour les axes logistiques et techniques, mais «principalement pour l’industrie verte et les énergies renouvelables, qui restent des segments d’activité prometteurs au sein de la région», a-t-elle conclu.
