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L’agriculture marocaine entre performance à l’export et défis internes (rapport)
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Le rapport « OECD-FAO Agricultural Outlook 2025-2034 » met en lumière le succès de l’agriculture marocaine sur les marchés mondiaux des fruits, mais il exhorte le Royaume à rééquilibrer sa production locale pour assurer une meilleure sécurité alimentaire et durabilité.
L’agriculture moderne est intrinsèquement liée aux dynamiques de l’économie mondiale, souligne le dernier rapport « OECD-FAO Agricultural Outlook 2025-2034 ». Ce document de référence met en lumière l’évolution des exportations agricoles africaines, où le Maroc se distingue particulièrement sur les marchés internationaux des fruits.
Le rapport estime que le Royaume, aux côtés de l’Égypte, bénéficie d’une position stratégique pour répondre à la demande croissante en fruits. Cette situation privilégiée lui permet de s’imposer comme un acteur majeur, capable de tirer parti des opportunités offertes par le commerce agricole mondial.
La publication conjointe de l’OCDE et de la FAO, qui évalue l’évolution des marchés nationaux, régionaux et mondiaux des produits agricoles, halieutiques et aquacoles sur les dix prochaines années, confirme la place de choix occupée par le Maroc dans ce secteur en pleine expansion.
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Le commerce agroalimentaire international, ayant montré une résilience notable face à de multiples perturbations, devrait continuer de s’intensifier, renforçant ainsi la position des pays exportateurs dynamiques comme le Maroc. En effet, les auteurs du rapport attestent de l’intégration réussie du Maroc dans les chaînes de valeur agricoles mondiales, notamment grâce à sa forte capacité d’exportation de fruits.
Défis et perspectives pour l’agriculture marocaine et mondiale
Au-delà des succès commerciaux du Maroc, le rapport « OECD-FAO Agricultural Outlook 2025-2034 » offre également une vision globale des défis et opportunités qui façonneront l’agriculture mondiale au cours de la prochaine décennie.
Il met en avant la résilience du commerce agroalimentaire mondial face aux chocs récents et prévoit une augmentation de 14 % de la production agricole, halieutique et aquacole mondiale, principalement grâce à des gains de productivité, notamment dans les pays à revenu intermédiaire.
Le document insiste sur la nécessité de concilier la sécurité alimentaire mondiale avec la durabilité environnementale, soulignant que les gains de productivité peuvent contribuer à réduire l’intensité des émissions de gaz à effet de serre (GES).
La FAO et l’OCDE rappellent également l’importance cruciale d’un système commercial fondé sur des règles pour la sécurité alimentaire et la subsistance des populations rurales.

Cependant, le rapport soulève aussi des points de vigilance concernant l’approche marocaine. Il suggère que le Maroc, en poursuivant sa trajectoire exportatrice, ne semble pas suffisamment prendre en compte le rééquilibrage de ses filières vivrières locales. Une telle orientation pourrait potentiellement accentuer la vulnérabilité du pays face aux chocs extérieurs et à la montée des tensions sur les ressources naturelles.
Au-delà de l’aspect commercial, les perspectives à long terme pour les pays à faible revenu sont préoccupantes : selon la FAO, ces nations continueront de manquer d’apports caloriques suffisants en produits d’origine animale d’ici 2034, en grande partie parce que leur production locale est trop souvent destinée à l’exportation.
En substance, les « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2025-2034 » reconnaissent la réussite du Maroc dans les chaînes de valeur agricoles mondiales, notamment grâce à sa forte capacité d’exportation de fruits. Toutefois, le rapport évoque la nécessité d’établir une feuille de route qui garantirait une agriculture plus productive, résiliente et durable, capable de concilier les impératifs d’exportation avec la sécurité alimentaire locale.
