Cette installation s’étendra sur une surface de 13.000 m2 permettant de couvrir près de 22%…
Maroc Services: les objectifs et ambitions de la nouvelle task-force
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Avec plus de 50% du PIB et des emplois au Maroc, le secteur des services ne veut absolument pas dormir sur ses lauriers. En atteste, très sûrement, la création annoncée du groupe Maroc Services.
S’il y a une annonce qui a retenu l’attention des participants à la première édition des assises des services, c’est bien la création du groupe Maroc service. Dans la foulée de l’annonce faite par les organisateurs de cet événement, s’en est suivie la signature d’un mémorandum d’entente entre les organisateurs de l’événement et 2 autres acteurs clés du secteur.
Il s’agit notamment, pour la partie organisatrice, de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Fédération des acteurs et des services (FCS). Quant aux acteurs évoqués, ce sont la Fédération des technologies, de l’information, de la télécommunication et de l’offshoring (APEBI) et la Fédération marocaine de l’externalisation des services (FMES).
Plusieurs chantiers en vue
L’objectif de cette nouvelle plateforme est de fédérer les organisations sectorielles actives dans le secteur des services, en vue de le promouvoir dans sa place de pilier stratégique de l’économie marocaine. A ce titre, plusieurs domaines de collaboration sont prévus, notamment la coordination sectorielle en mutualisant les ressources et en facilitant les synergies ; et la promotion des services marocains, pour donner plus d’élan et d’entrain au Made-in-Morocco. Cette dernière perspective se fera essentiellement par la mise en exergue des compétences locale, tout en mettant un point d’honneur à l’intensification de l’export en matière de services.
une autre vocation du Groupe Maroc service sera le plaidoyer. Il s’agira notamment de représenter les membres auprès des autorités et porter leur cause en vue de réformes nécessaires au dynamisme du secteur.
Pour réaliser l’objectif, Hicham Saadli, président de la FCS compte bien étoffer ses rangs. Si pour le lancement elles n’étaient que 3, Saadli a en tête de ramener du beau monde pour la mission. «il y aura l’intégration de l’ensemble des fédérations sectorielles de la CGEM, qui représentent l’ensemble des secteurs professionnels au niveau national», rassure-t-il.
Un intérêt national
Quant aux raisons sous-jacentes à la création de cette structure, le président de la FCS, Hicham Saadli, explique que cela provient du constat d’un déséquilibre flagrant parmi les acteurs du secteur des services. Alors que certaines professions et filières affichent une organisation mature et structurée, avec des feuilles de route et des stratégies claires, d’autres peinent à trouver leur place.
«Certaines professions n’ont jamais fait l’objet d’une attention particulière, et il est temps de prendre en compte leurs spécificités», souligne-t-il. Regrouper ces deux typologies au sein d’une entité commune permettra, selon lui, de favoriser les échanges d’expériences et le partage de bonnes pratiques, dans l’intérêt des acteurs eux-mêmes, mais aussi de l’économie nationale.
Les promoteurs de cette initiative comptent s’inspirer de l’expérience réussie de Maroc Industrie, qui a su propulser des secteurs tels que l’automobile, l’aéronautique et l’électronique vers une reconnaissance internationale.
Aller de l’avant
Après la signature de ce mémorandum d’entente, Hicham Saadli et son équipe entendent aller de l’avant sans perdre de temps. « Les prochaines étapes consistent à dérouler les travaux sur trois axes spécifiques : la formation, l’emploi et l’employabilité », a-t-il déclaré avec détermination.
Au travers de Maroc Services, Hicham rêve d’un secteur des services qui fait mieux que ce qu’il fait à présent. Comme il l’a évoqué hier durant l’événement, bien qu’il contribue, à la moitié de la création de valeur au Maroc et emplois plus de la moitié des actifs marocain, ce secteur peut mieux faire. En soulignant cela, l’homme fait allusions aux indicateurs des pays développés en la matière où l’impact des services dans l’économie atteint les 70 à 80%.
Cette ambition, si elle est suivie d’actions concrètes, pourrait réellement permettre d’accroître la contribution de ce secteur à l’économie marocaine.
