La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et la Bourse de Casablanca ont signé,…
Vidéo. CGEM: le binôme Alj-Tazi dévoile sa prochaine feuille de route
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Le binôme, Chakib Alj et Mehdi Tazi, a profité de la présentation du bilan 2020-2023 pour dévoiler les grands axes de leur prochaine mandature, en l’occurrence la lutte contre l’exclusion économique et sociale des régions ou encore la transition énergétique.
“Après la résilience, place à la prospérité”, c’est en gros le fil conducteur du deuxième mandat que le binôme, Chakib Alj et Mehdi Tazi, s’apprête à briguer le 16 mai prochain, à la tête de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM).
“Dans un monde post-Covid, en pleine reconfiguration, le Maroc peut se positionner sur l’échiquier mondial des économies émergentes surtout que notre économie s’est montrée résiliente face à la crise en comparaison avec les autres pays de la région”, a plaidé, ce jeudi 4 mai, Chakib Alj, lors de la conférence de presse, dédiée au bilan de la CGEM, mais aussi et surtout à la présentation du plan d’action 2023-2026.
Cela fait des années que lorsque l’on demandait aux chefs d’entreprise ce qu’ils attendaient, la même réponse se répétait: l’amélioration du climat des affaires. C’est toujours le cas. “Il y a eu beaucoup d’avancées certes, mais on doit continuer à mettre l’accent sur la simplification des procédures administratives et judiciaires”, a, pour sa part, souligné Mehdi Tazi, vice-président de la CGEM.
Il y a aussi la lutte contre l’informel. Pour lui, il n’y a pas « une recette, mais plusieurs recettes” qui nécessitent une meilleure coordination.
De son côté, Chakib Alj a insisté sur deux points: encourager les investissements et rétablir la confiance. Il est donc, selon lui, primordial d’activer les grands chantiers en cours.
“Nous avons tenu nos engagements prévus par l’accord tripartite entre le gouvernement, les syndicats et la CGEM. Maintenant, la balle est dans le camp de l’Exécutif. Il faut activer la refonte du code du travail et de concrétiser le projet de loi sur la grève”, a-t-il insisté.
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Chakib Alj et Mehdi Tazi ont également profité de l’occasion pour présenter les grands axes de leur mandature, dont d’ailleurs l’activation de la mise en œuvre de l’accord de 2022. Il s’agit pour le patronat d’une urgence. “On espère avoir des résultats concrets d’ici septembre prochain au plus tard”, ont-ils affirmé.
Le deuxième axe concerne le capital humain. Ils préconisent de revoir le modèle de la formation professionnelle notamment sur le volet législatif. Car il ne s’agit pas uniquement de repenser les concepts, mais aussi de revoir les montants de remboursements qui, selon le patronat, restent dérisoires.
L’exclusion économique et sociale des régions est également au menu des priorités. Le binôme qui avait entamé une tournée nationale en a fait son cheval de bataille. Il faut, selon la CGEM, encourager l’investissement et l’emploi dans différentes régions, et la promotion de l’entrepreneuriat et des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) partout au Maroc. Comment ? Prévoir des programmes sur mesure selon les spécificités et les atouts de chaque région.
Enfin, il y a l’avenir. L’organisation patronale incite à repenser l’économie de demain dans un monde en pleine mutation. Il s’agit concrètement de sujets comme la décarbonisation. “Le Maroc est un partenaire de l’UE avec qui on possède un big deal. Pour éviter de payer une taxe carbone, on se doit d’anticiper notre transformation”, a précisé Tazi notant que grâce à la vision royale, le royaume possède tous les outils pour y parvenir.
