Congrès US: nouveau soutien de poids au Polisario Front Terrorist Designation Act

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Le congressman américain Tim Moore
Le congressman américain Tim Moore. © DR

Le projet de loi pour classer le Polisario organisation terroriste aux Etats-Unis vient d’enregistrer l’adhésion du congressman républicain Tim Moore.

Hier lundi 27 avril, le député républicain Tim Moore est devenu le treizième cosignataire de la proposition de loi visant à classer le Front Polisario comme organisation terroriste aux États-Unis. Cette signature n’est pas anodine: Moore est une figure historique du Parti républicain en Caroline du Nord, où il a présidé la Chambre des représentants locale pendant dix ans, de 2015 à 2025. Depuis le début de la législature en cours, cet avocat siège comme représentant fédéral du 14e district de l’État. Un profil donne du poids à son ralliement.

Le texte vise à contraindre l’administration américaine à examiner formellement la désignation du Polisario comme organisation terroriste étrangère, en ciblant notamment ses liens présumés avec l’Iran: transferts de drones du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), coopérations en renseignement et en opérations militaires dans le Sahel et en Afrique du Nord.

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Déposé le 24 juin 2025 par le député républicain Joe Wilson avec six cosignataires initiaux, le Polisario Front Terrorist Designation Act a connu une accélération notable ces derniers mois. Depuis février dernier, on compte sept nouvelles adhésions. À titre de comparaison, les six premiers soutiens avaient mis plusieurs mois à se constituer.

Le département d’Etat mobilisé

Le front est également ouvert au Sénat américain. Déposé au Sénat américain le 13 mars dernier par Ted Cruz, Tom Cotton et Rick Scott, le texte a accueilli une quatrième signature le 23 mars avec l’adhésion de David McCormick. Sa mécanique est encore plus contraignante: le secrétaire d’État serait tenu de déclencher automatiquement la désignation formelle dès lors qu’une coopération entre le Polisario et Téhéran serait établie. A la clé: sanctions financières, restrictions de déplacements et gel des ressources.

 

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Pas plus tard que le 21 avril, lors d’une audience sur la lutte antiterroriste en Afrique devant la Commission des affaires étrangères du Sénat, Ted Cruz a interpellé publiquement le département d’État sur la nature des liens entre le mouvement séparatiste et les groupes terroristes iraniens, y compris le Hezbollah et les Gardiens de la Révolution.

Lire aussi. États-Unis: l’élue républicaine Elise Stefanik soutient le projet de classement du Polisario comme organisation terroriste

Monica Jacobsen, haute responsable au bureau de la lutte antiterroriste au département d’État, a répondu que son département partage ces préoccupations sur le Polisario et son impact dans la région. «Ce que je peux dire avec confiance, c’est que la région où opère le Front Polisario est à proximité d’activités de trafic et d’activisme armé au Sahel, et cela crée des vulnérabilités que des acteurs extérieurs, comme l’Iran, pourraient chercher à exploiter. Nous surveillons de près la situation et restons vigilants face à ces menaces», a-t-elle élaboré.

Jacobsen a ensuite ajouté qu’elle suit les allégations sur la collaboration du Polisario avec le Hezbollah et les Gardiens de la Révolution et que «le département d’Etat et la communauté du renseignement travaille ensemble sur cette question». Et d’ajouter: «Nos équipe œuvrent à organiser un briefing classifié où nous pourrons discuter de manière plus approfondie de ces préoccupations.»

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