Le taux de généralisation de l'éducation préscolaire au Maroc a atteint 83% au cours de…
«70% ne savaient ni lire ni compter»: Mohamed Saad Berrada défend la réforme de l’éducation
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S’exprimant vendredi dans le cadre des Industry Meeting Days, le ministre de l’Education nationale Mohamed Saad Berrada a évoqué les efforts mis en place par le gouvernement pour renforcer le système éducatif national, dont le dernier élément est le dispositif anti-triche déployé lors du baccalauréat 2026.
Mohamed Saad Berrada, ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports, est revenu, dans une intervention liminaire donnée vendredi dernier à Casablanca, sur l’opportunité et les ambitions de la réforme du système éducatif national. Il a évoqué deux situations pour mettre en évidence la pertinence de ce projet: l’une est tirée d’un constat fait dans le monde professionnel, et l’autre de certaines approximations observées dans les contre-performances scolaires.
En ce qui concerne les contre-performances, le ministre a expliqué qu’en 2019, 70% des candidats à l’entrée au collège ne savaient ni lire, ni compter. Ils ne comprenaient de même pas le français, alors que c’était la langue d’enseignement des matières scientifiques. Résultats: «seuls 10% des élèves, à la fin du brevet, avaient les compétences nécessaires». C’est donc cette catastrophe pédagogique que la nouvelle réforme est venue corriger.
Quant à l’autre constat, le responsable gouvernemental a partagé ses expériences antérieures dans le milieu industriel, marquée par les difficultés à trouver de bons techniciens, de bons conducteurs de machines, de bons chefs d’équipe. «Et cette difficulté-là ne venait pas du fait qu’on ne trouvait pas des gens compétents, mais ces derniers n’avaient pas de bons soft skills, la bonne rigueur, la conscience professionnelle, l’engagement, et ainsi de suite», a-t-il expliqué. Une défaillance que Mohamed Saad Berrada impute systématiquement au système d’éducation.
Mohamed Saad Berrada: «Le gouvernement travaille»

Dès lors, pour le ministre, il devenait nécessaire, voire impérieux d’avoir un système éducatif qui intègre les bons soft skills, la rigueur, l’éthique et surtout, qui forme suffisamment. «C’est dans ce sens que la réforme de la feuille de route 2022-2026 a été mise en place», a-t-il dit.
Berrada a égrainé certains axes de cette réforme, tels que l’obligation du préscolaire, l’instauration des écoles pionnières et leur généralisation en cours. Des mesures qui d’après le premier responsable de l’Ecole au Maroc, ont permis de circonscrire des fléaux comme l’abandon scolaire, avec jusqu’à 330 départs des bancs scolaires entre 2019 et 2021, compromettant du coup l’obligation de l’école entre 4 et 5 ans.
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Touchant un mot sur le dispositif anti-triche déployé à l’échelle nationale lors du dernier baccalauréat 2026, il a souligné son apport essentiel dans la mission de son département à renforcer le système éducatif. A l’en croire, cette solution vient anoblir le système éducatif dont le baccalauréat commençait à perdre toute valeur avec des méthodes de fraudes quasi-indétectables.
«C’est sur tout ça que, aujourd’hui, le gouvernement travaille. On a des résultats qui sont reconnus à l’international. Maintenant, il faut les généraliser. Et je suis certain que dans l’avenir, si on continue sur la même voie, le problème de l’éducation sera résolu, inch’Allah», a conclu Mohamed Saad Berrada.
