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Le Syndicat des fonctionnaires de l’enseignement supérieur annonce une série de grèves
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Le bureau du Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, affilié à la Confédération démocratique du travail, a annoncé une série de grèves et de sit-in pour dénoncer ce qu’il qualifie de « politique de marginalisation et de refus du dialogue » adoptée par le ministère de tutelle.
Dans son communiqué, le syndicat précise que la mobilisation commencera par une grève de 48 heures les 2 et 3 septembre 2025, suivie d’une grève nationale de 72 heures, du 9 au 11 septembre, accompagnée d’un sit-in devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur le 10 septembre. Une autre grève de 72 heures est également prévue les 17, 18 et 19 septembre, avant une dernière étape du mouvement programmée du 30 septembre au 2 octobre, outre un sit-in devant le ministère de l’Économie et des Finances prévu le 1er octobre.
Selon le syndicat, cette mobilisation s’explique par le refus du ministre d’engager un dialogue sérieux avec l’organisation la plus représentative du secteur, préférant « discuter avec d’autres syndicats« . Le bureau dénonce également le retard pris dans la publication du statut des fonctionnaires de l’enseignement supérieur, alors que le ministère s’emploie à faire avancer un projet de loi, «malgré les lacunes qu’il comporte» et sans concertation préalable.
Le communiqué dénonce aussi « le manque criant de ressources humaines« . Les universités seraient ainsi encouragées à recruter des étudiants et des intérimaires pour accomplir des tâches administratives « illégales« , dans l’objectif, affirme le syndicat, de briser les grèves.
Cette décision de mobilisation a été entérinée lors d’une réunion à distance du bureau national, tenue le 24 août, afin de mettre en œuvre les résolutions du conseil national extraordinaire du 30 juillet dernier. Le syndicat souligne que cette réunion a également porté sur les évolutions récentes du secteur, notamment la transmission du projet de loi sur l’enseignement supérieur au Secrétariat général du gouvernement, puis son inscription à l’ordre du jour du Conseil de gouvernement du 28 août, « en pleine période estivale et sans consultation du syndicat le plus représentatif, en contradiction avec les engagements du ministère« .
Enfin, le bureau insiste sur ce qu’il considère comme une « échappatoire du ministère » dans la publication du statut des fonctionnaires de l’enseignement supérieur, validé depuis janvier dernier, et regrette le refus persistant du ministre d’ouvrir un véritable dialogue, malgré l’engagement du chef du gouvernement à intervenir pour apaiser les tensions.
