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Oued Zem: sextorsion, bitcoins et plaintes d’ambassades étrangères
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Les services de police de Khouribga, à Oued Zem, ont récemment mis fin aux agissements d’un individu recherché pour sextorsion. L’homme exigeait des paiement en bitcoins.
Selon le quotidien Assabah, dans son édition du jeudi 7 août, le suspect a été présenté devant le tribunal de première instance de Oued Zem. L’homme est sous le coup de plusieurs chefs d’accusation, notamment l’escroquerie, l’extorsion de fonds sous menace de divulgation d’informations compromettantes, l’enregistrement d’images dans un lieu privé sans consentement, la destruction volontaire de documents électroniques liés à une enquête, ainsi que l’introduction et la distribution de monnaies illégales.
L’affaire a pris une dimension internationale après que plusieurs ambassades étrangères à Rabat ont déposé plainte, signalant que des ressortissants de leurs pays avaient été victimes de menaces et de chantage via des systèmes informatiques.
Les premières investigations ont révélé que le mis en cause obligeait ses victimes à transférer des sommes en cryptomonnaie vers son portefeuille électronique, en échange de la non-publication de contenus à caractère intime. Pour éviter toute traçabilité, il utilisait exclusivement des monnaies virtuelles, évitant ainsi les transferts bancaires classiques ou les retraits en agences. Cette stratégie lui permettait de contourner les dispositifs de surveillance financière.
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Un citoyen marocain s’est constitué partie civile dans le dossier, après avoir lui-même été victime de chantage. Il a collaboré avec les autorités pour piéger le suspect en flagrant délit. Les enquêteurs ont également recueilli le témoignage d’un ancien plaignant confirmant l’implication du même individu dans une affaire similaire.
Lors de la perquisition de son domicile, le suspect a tenté de supprimer les données compromettantes de son téléphone portable. Les appareils saisis ont été confiés au laboratoire régional d’analyse numérique de la police nationale à Marrakech pour expertise technique.
Lors de la première audience, le procureur du Roi a ordonné une commission rogatoire adressée à Bank Al-Maghrib afin d’identifier toutes les transactions financières reçues par le prévenu, d’en estimer la valeur et de recenser les victimes. Le mis en cause a été placé en détention provisoire et déféré directement devant le juge de flagrance.
