Le calvaire des Casablancais lié au stationnement et aux comportements abusifs de certains gardiens de…
Casablanca: le blocage de stationnement, une anarchie urbaine
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L’occupation illégale du domaine public par des particuliers qui placent des obstacles pour privatiser des places de stationnement publiques, crée une anarchie urbaine dans plusieurs quartiers de Casablanca.
À Casablanca, une pratique anarchique, mais malheureusement courante, entrave la circulation et accapare illégalement l’espace public : l’occupation abusive des trottoirs et chaussées. Le blocage de stationnement grandissant se manifeste devant de nombreux commerces et habitations, où l’on observe des objets divers – pierres, plots, caisses – destinés à empêcher le stationnement des véhicules. Certains n’hésitent même pas à cimenter des pierres au sol pour privatiser l’espace.
Pourtant, ces emplacements relèvent du domaine public. Leur utilisation à des fins privées est strictement réglementée. Toute occupation légale d’une portion de la voie publique, qu’elle soit devant un commerce ou une habitation, requiert une autorisation officielle délivrée par le conseil communal.
Cette autorisation permet, sous certaines conditions, la location de l’espace, avec une signalisation appropriée indiquant qu’il est réservé. En l’absence de cette procédure, toute entrave à l’usage public de l’espace est considérée comme illégale et passible de sanctions.
Selon Saïd Mouhtadi, coordinateur général des associations professionnelles de gardiennage de voitures à Casablanca, la loi est formelle: «Cette pratique constitue une occupation illégale du domaine public». Bien qu’une autorisation communale soit nécessaire pour y recourir, M. Mouhtadi précise que «les autorités locales ne délivrent pas ce type d’autorisation afin d’éviter une généralisation de l’anarchie».
Il est donc impératif que «les autorités publiques interviennent pour retirer ces obstacles illégaux et mettent un terme à ces pratiques qui nuisent à l’ordre public et à la fluidité de la circulation», conclut M. Mouhtadi.
