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Flambée des prix des cafés et restaurants: les vacanciers dénoncent une arnaque estivale
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Cette année, les vacances d’été ont débuté sous le signe d’une hausse vertigineuse des prix dans plusieurs secteurs, notamment l’hébergement, le transport, ainsi que les cafés et restaurants.
Depuis le début de la saison, de nombreux consommateurs, touristes comme Marocains, constatent une flambée des dépenses, en particulier dans les villes touristiques du Royaume, notamment celles du nord.
Apparue récemment, une vague de publications sur les réseaux sociaux dénonce cette augmentation injustifiée des prix pratiqués dans certains établissements. Des tickets de restaurants et de cafés partagés en ligne, affichent des prix doublés, voire triplés, dans certains établissements.

La colère monte sur les réseaux sociaux. La ville de Saïdia est l’une des destinations les plus pointées du doigt par les voyageurs. Beaucoup ont vivement réagi à des photos de factures affichant, par exemple, un verre de jus à 70 dirhams ou une canette de soda à 50 dirhams. Certains affirment que, dans certains établissements, les prix peuvent varier du jour au lendemain sans justification apparente. «Tu peux consommer un café à 28 dirhams, et le lendemain, le même coûte 50 dirhams», témoignent-ils.

Une hausse justifiée selon les professionnels
Du côté des professionnels, cette hausse est jugée «normale». Contacté par H24info, le président de la Fédération nationale des propriétaires de cafés et restaurants, Noureddine El Harrak, estime qu’il existe une mauvaise compréhension de la situation.
Selon lui, «75 % des cafés du Royaume proposent le café à un prix variant entre 7 et 12 dirhams en centre-ville. Dans la même zone, d’autres peuvent le vendre à 13, 14 dirhams ou plus. » Il précise que certains établissements, en plus de la restauration, proposent également une marque ou un concept propre, ce qui peut justifier des tarifs plus élevés.
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Cette hausse est donc liée à plusieurs facteurs, dont, le coût élevé des loyers dans certaines zones touristiques, l’emplacement stratégique des établissements, mais aussi des charges fixes importantes. «Il existe une offre qui répond à tous les budgets. Dans le nord, certains quartiers proposent encore des prix accessibles même aux portefeuilles les plus modestes», souligne-t-il.
Il insiste également sur le caractère saisonnier de l’activité dans les villes comme Al Hoceima, Saïdia, Nador, M’diq… «en dehors de la saison estivale, seule la population locale fréquente ces établissements. Pourtant, les propriétaires doivent s’acquitter des loyers, des cotisations CNSS et des salaires tout au long de l’année.» Hors saison, certains cafés ne réalisent pas plus de 1000 dirhams de chiffre d’affaires par jour, ce qui rend leur situation financière très compliquée.
Pour faire face à cette situation, les professionnels proposent d’engager un dialogue avec le ministère de tutelle afin de discuter des solutions concrètes, notamment sur la question de la régulation des prix. Noureddine El Harrak pointe également du doigt le système fiscal, qu’il juge inadapté. «Il est impératif de revoir le système d’imposition en tenant compte des réalités locales et climatiques. À Ouarzazate ou Zagora, par exemple, l’été est une période creuse. Les températures extrêmes font fuir la clientèle et donc les cafés et restaurants se retrouvent dans une véritable crise.»
Il conclut en appelant à l’organisation de réunions sectorielles afin de traiter cette problématique en profondeur et de corriger les failles ayant contribué à la flambée des prix.
