La défense de l’ancien président du Wydad de Casablanca et dirigeant du Parti Authenticité et…
Procès Escobar du Sahara: le parquet approuve la nullité des PV invoquée par la défense
Publié le
Le substitut du procureur général près la Cour d’appel de Casablanca a, contre toute attente, annoncé mardi après-midi qu’il n’avait aucune objection contre la demande de la défense de Saïd Naciri invoquant la nullité des procès-verbaux de la police judiciaire.
Le procès de l’«Escobar du Sahara», dans lequel sont impliqués plusieurs figures du PAM, dont Saïd Naciri (ancien président du Wydad) et Abdenbi Bioui (ancien président du Conseil régional de l’Oriental), ainsi que 26 autres accusés, dont deux sont en liberté provisoire, s’est poursuivi mardi 24 décembre à la Cour d’appel de Casablanca.
Après avoir entendu les avocats des différents accusés, l’audience a vu l’intervention du substitut du procureur, qui a répondu aux demandes de la défense.
À la grande surprise des présents, il a annoncé qu’il n’avait aucune objection à la demande d’annulation des procès-verbaux de la police, comme l’avaient suggéré les avocats de Saïd Naciri, ancien président du Conseil préfectoral de Casablanca, et ceux d’Abdenbi Bioui, ancien président de la région de l’Oriental.
Rejet des objections des avocats
Alors qu’il était attendu qu’il demande à la Cour de joindre les vices de procédure au fond — une pratique courante — il a précisé que la Cour ne tiendrait pas compte de la déclaration de la nullité des procès-verbaux, soulignant que cela n’aurait pas d’incidence sur la conviction de la Cour.
Il a également rejeté les objections des avocats de Naciri et Bioui concernant la jonction des plaintes de Haj Ahmed Ben Brahim, surnommé «Escobar du Sahara», et l’objection relative à l’annulation du procès-verbal d’audition d’un témoin via la plateforme Zoom, une pratique non prévue par le Code de procédure pénale.
En outre, il a demandé à la Cour présidée par le juge Ali Torchi d’annuler toutes les autres objections formelles, soulignant que la plupart d’entre elles se chevauchaient avec des demandes préliminaires sur lesquelles la Cour avait déjà pris une décision (jonction des demandes préliminaires au fond).
Désaccord avec la Cour
L’avocat d’Abdenbi Bioui, Me Mohammed El Hassani Krout, qui avait vivement critiqué les procès-verbaux de la police judiciaire, à l’instar de la défense de Saïd Naciri lors des audiences précédentes, s’est retrouvé en désaccord avec le président de la Cour en raison du timing de l’audience. Il a en effet argué qu’il n’avait pas suffisamment de temps pour plaider.
Le conseiller Ali Torchi a ainsi décidé d’ajourner l’audience au vendredi 27 décembre pour la continuation des plaidoiries, tandis que la Cour a reporté la décision concernant les demandes préliminaires et les vices de procédure soulevés à jeudi.
