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France : 25% des parents d’élèves favorables au retour de la fessée
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« Les violences éducatives ordinaires (VEO) restent profondément banalisées, voire normalisées », déplore la Fondation à l’occasion de la troisième édition du baromètre Ifop réalisé tous les deux ans.
« 32% des parents estiment encore que certains enfants ont besoin de punitions corporelles pour apprendre à bien se comporter, 25% jugent que la fessée est une méthode efficace pour éduquer un enfant, et 23% considèrent que les parents qui utilisent des punitions corporelles ont raison de le faire. »
Qualifiée de « loi anti-fessée », la loi du 10 juillet 2019 avait inscrit noir sur blanc dans le code civil le fait que « l’autorité parentale » s’exerce « sans violences physiques ou psychologiques ». Avec ce texte, la France était devenue le 56e pays à bannir ce type de violences.
Un arrêt de la Cour de Cassation a enfoncé le clou en janvier dernier en rappelant qu’aucun droit de correction parental n’existait dans la loi française.
France: un sondage déconcertant
Mais sur le terrain, « la légitimation de ces pratiques comme outils pédagogiques persiste », regrette la Fondation pour l’enfance, à l’origine de l’enquête Ifop menée en partenariat avec l’équipe de recherche Prévéo, et les « violences ordinaires » perdurent.
Au cours des 12 derniers mois, 68% des parents déclarent avoir déjà « hurlé ou crié après l’enfant », 30% avoir donné « une tape sur la main, le bras ou la jambe », et 19% « avoir utilisé des mots dévalorisants comme +stupide+ ou +paresseux+ ».
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Au total, 83% des parents rapportent au moins une violence verbale ou psychologique, et 37% au moins une violence physique au cours de l’année écoulée. Quarante-pour-cent des parents pensent par ailleurs que l’enfant apprend ce qui est bien ou mal grâce aux punitions corporelles.
Le sondage Ifop a été réalisé en ligne du 30 janvier au 9 février auprès de 1.005 personnes, représentatif des parents d’enfants âgés de 0 à 17 ans.
