Entrée dans son douzième jour, la guerre au Moyen-Orient connaît une escalade sans précédent. Entre…
Guerre au Moyen-Orient: au 59ᵉ jour, les derniers développements
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Au 59ᵉ jour de la guerre au Moyen-Orient, les tensions restent vives autour du détroit d’Ormuz, théâtre d’incidents maritimes et de bras de fer diplomatiques. Tandis que Paris et Washington durcissent le ton, Téhéran dément toute responsabilité dans les attaques, et Israël poursuit ses frappes au Liban. Les marchés financiers oscillent entre optimisme et prudence, reflétant l’incertitude persistante.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a jugé « hors de question » de lever la moindre sanction contre l’Iran tant que le détroit d’Ormuz reste bloqué. Dans le même temps, Emmanuel Macron a condamné « les frappes injustifiées contre les infrastructures civiles » aux Émirats arabes unis, appelant à sécuriser la navigation grâce à une mission multinationale franco-britannique.
Face à ces pressions, le président iranien Massoud Pezeshkian a réaffirmé que « toute négociation concernant la réouverture complète du détroit d’Ormuz nécessite la levée du blocus naval imposé par les États-Unis ». L’Iran accuse Washington de chercher à « contraindre Téhéran à la reddition » par une stratégie combinant blocus, pression économique et manipulation médiatique.
Les États-Unis, de leur côté, ont annoncé avoir « neutralisé » un pétrolier iranien sans cargaison qui tentait de forcer le blocus. En parallèle, un porte-conteneurs de CMA-CGM est parvenu à sortir du Golfe, signe que la navigation reste possible mais sous haute tension.
Diplomatie fragile et menaces militaires
Donald Trump a jugé « très possible » d’arriver à un accord avec l’Iran après de « très bonnes discussions » dans les dernières 24 heures. Mais il a averti : « Si l’Iran n’accepte pas, les bombardements commenceront et ce sera, malheureusement, avec une intensité bien plus forte qu’avant. »
Téhéran a démenti toute implication dans l’explosion survenue lundi sur un cargo sud-coréen dans le détroit d’Ormuz. Pourtant, les accusations se multiplient, et les frappes israéliennes viennent ajouter une nouvelle dimension au conflit. Mercredi soir, Israël a visé la banlieue sud de Beyrouth, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah. Le ministère libanais de la Santé a fait état d’au moins 11 morts dans le sud et l’est du pays, malgré la trêve conclue le 17 avril.
Dans ce climat, la France a décidé de prépositionner le porte-avions Charles-De-Gaulle dans la région du Golfe, un signal fort de la coalition franco-britannique qui se dit prête à sécuriser Ormuz.
Marchés mondiaux entre espoir et prudence
Les répercussions économiques du conflit continuent de se faire sentir. À Tokyo, l’indice Nikkei a bondi de 5,7 % à la mi-journée jeudi, porté par l’optimisme suscité par les propos de Donald Trump. Les cours du pétrole, eux, sont restés stables après une forte baisse la veille, avec le Brent à 101,32 dollars et le WTI à 95,08 dollars.
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En Europe, les marchés ont ouvert sans direction claire. Paris (+0,09 %) et Francfort (+0,04 %) sont restées proches de l’équilibre, Londres a reculé de 0,17 % et Milan a progressé de 0,19 %. Les investisseurs attendent des signaux plus concrets sur un éventuel accord entre Washington et Téhéran.
Au 59ᵉ jour, la guerre au Moyen-Orient reste marquée par une contradiction permanente : des discussions diplomatiques qui laissent entrevoir une issue, mais des frappes et des blocus qui entretiennent l’escalade. Entre menaces militaires, pressions économiques et initiatives multilatérales, l’avenir du détroit d’Ormuz demeure incertain, symbole d’un conflit où chaque geste peut faire basculer la région.
