Libye: l’ONU alarmée par l’escalade des violences à Tripoli

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Libye : des combats à Tripoli font 27 morts et une centaine de blessés
Des affrontements ont lieu entre la Brigade 444 et la Force d'al-Radaa à Tripoli (Libye), le 15 août 2023. (YOUSEF MURAD / AP / SIPA)

La récente escalade des violences dans la ville libyenne de Tripoli est alarmante, a souligné jeudi l’agence de l’ONU pour les migrations, alertant sur le « risque grave de déplacement massif et de danger pour les civils ».

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) appelle « à une cessation immédiate des hostilités afin d’assurer la sécurité et le bien-être des civils conformément au droit international humanitaire », a également indiqué un porte-parole dans un communiqué.

L’OIM « est alarmée par la récente escalade de la violence à Tripoli » et « nous sommes également préoccupés par la mobilisation des groupes armés dans les régions environnantes », a-t-il relevé.

La capitale libyenne connaissait jeudi une trêve fragile après trois jours de violents combats dans des quartiers densément peuplés entre de puissants groupes armés que le gouvernement de Tripoli tente de démanteler et des forces loyalistes.

« Nous saluons les informations faisant état d’un cessez-le-feu et nous exhortons à ce qu’il soit respecté pleinement et sans condition afin de sauvegarder les droits et la dignité de tous ceux qui se trouvent dans les zones touchées », a souligné le porte-parole de l’OIM.

Lire aussi. Libye: l’ONU réclame l’arrestation du chef de la police judiciaire

Les affrontements qui ont touché le coeur de Tripoli ont éclaté lundi soir après l’annonce de la mort brutale du chef du groupe armé SSA (Autorité de soutien à la stabilité), Abdelghani « Gheniwa » el-Kikli, dont la puissance était devenue, selon les analystes, une menace pour le chef du gouvernement de Tripoli, Abdelhamid Dbeibah.

En proie au chaos et aux luttes fratricides depuis la chute et la mort du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est actuellement gouvernée par deux exécutifs rivaux, celui d’Abdelhamid Dbeibah installé à Tripoli (ouest) et reconnu par l’ONU, et un autre contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar, dans l’est.

Malgré un relatif retour au calme ces dernières années, des luttes d’influence opposent régulièrement une myriade de groupes armés, particulièrement à Tripoli et dans l’ouest libyen.

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