Yémen: au moins 80 séparatistes tués depuis vendredi, selon une source militaire

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Yémen lutte contre les séparatistes
Les forces soutenues par l'Arabie saoudite ont pris le contrôle du deuxième commandement de région militaire à la périphérie de Mukalla, la capitale du Hadramaout, où le Conseil de transition du Sud (CTS), mouvement sécessionniste soutenu par les Émirats arabes unis, a récemment lancé une offensive pour s'emparer de cette province riche en ressources. © AFP

Au moins 80 séparatistes yéménites ont été tués au combat ou dans des frappes depuis le début vendredi d’une opération menée par les forces soutenues par l’Arabie saoudite pour reconquérir des territoires du sud du Yémen, a annoncé une source militaire dimanche.

Cette opération des forces gouvernementales a fait au moins 152 blessés dans les rangs du Conseil de transition du Sud (STC), soutenu par les Emirats arabes unis, tandis que 130 autres combattants ont été faits prisonniers, selon cette source.

L’opération a été lancée vendredi avec notamment des frappes de l’aviation saoudienne sur des camps tenus par les séparatistes, qui s’étaient emparés en décembre de vastes territoires des provinces d’Hadramout et de Mahra, dans le sud du Yémen.

La plupart des victimes, a ajouté ce responsable militaire, ont été recensées après les frappes aériennes qui ont visé notamment des camps d’al-Khasha et Barshid, dans la province d’Hadramout.

La présidence yéménite a annoncé samedi que cette province, riche en pétrole et frontalière de l’Arabie saoudite, avait été reconquise.

Des responsables militaires ont également déclaré samedi que les autorités de la province voisine de Mahra avaient de nouveau prêté allégeance au camp gouvernemental soutenu par Ryad, sans aucune résistance.

Lire aussi. Le Maroc réitère son soutien inébranlable à l’unité nationale du Yémen

Dimanche, les forces soutenues par l’Arabie saoudite ont consolidé leurs positions à al-Mukalla, la capitale de l’Hadramout, selon deux responsables militaires gouvernementaux.

L’offensive lancée en décembre par les séparatistes – qui font pourtant partie du gouvernement yéménite – a attisé les tensions entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, deux pays qui soutiennent des groupes rivaux au sein du gouvernement.

La coalition dirigée par Ryad a été mise en place en 2015 pour soutenir le gouvernement yéménite face aux rebelles houthis, soutenus par l’Iran, qui se sont emparés de la capitale Sanaa en 2014, puis de larges pans du nord du pays.

La semaine dernière, la coalition a mené plusieurs frappes, dont l’une vendredi sur le camp militaire d’al-Khasha qui a fait 20 morts, selon un précédent bilan des séparatistes.

Samedi, un responsable militaire du STC avait déclaré à l’AFP que des avions saoudiens avaient mené des frappes « intenses » sur un autre camp tenu par les séparatistes à Barshid, à l’ouest d’al-Mukalla.

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