Produits alimentaires : les prix baissent d’un cran en septembre selon la FAO

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Produits alimentaires FAO
Marché de Aïn Sebaâ, Casablanca,. © Mayeur Pascal/Unsplash

Les prix des produits alimentaires dans le monde ont connu à nouveau une légère baisse au mois de septembre, révèle l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans son dernier bulletin mensuel.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié vendredi dernier son bulletin mensuel sur les prix mondiaux des produits alimentaires. L’indice FAO des prix alimentaires, qui mesure l’évolution mensuelle des cours internationaux d’un panier de denrées de base, s’est établi à 128,8 points en septembre 2025, contre 129,7 points en août.

Cette légère baisse s’inscrit, selon l’organisation, dans un contexte de perspectives d’approvisionnement confortables pour les principales cultures mondiales.

Recul marqué sur le sucre et les produits laitiers

L’on retrouve le sucre et les produits laitiers comme les leviers de cette subtile contraction. Ainsi, l’indice FAO du sucre enregistre une baisse de 4,1 % sur un mois, pour atteindre son niveau le plus bas depuis mars 2021. Cette correction est attribuée au Brésil où la production est supérieure aux prévisions. Mais pas que. Les perspectives de récolte favorables en Inde et en Thaïlande, portées par des pluies de mousson abondantes et une extension des surfaces cultivées ont également contribué à ce recul des prix du sucre.

Les produits laitiers affichent également un repli, avec une baisse de 2,6 % de l’indice FAO. Les prix mondiaux du beurre chutent de 7 %, en raison d’une demande saisonnière en baisse dans l’hémisphère nord et de projection de production renforcées en Océanie.

Les poudres de lait sont également orientées à la baisse, sous l’effet d’une demande plus faible de la part des principaux importateurs et d’une concurrence accrue à l’export. Les prix du fromage ne reculent que marginalement.

Céréales : baisse confirmée sur le blé, le maïs et le riz

En ce qui concerne les céréales, la FAO note aussi une diminution de l’indice qui, en septembre, s’est établi à –0,6% comparé au mois précédent. Toute chose qui a concouru à faire descendre les prix des céréales à l’international pour le troisième mois consécutif, dans un contexte de demande mondiale atone et de récoltes abondantes dans les principaux pays producteurs.

Le maïs suit la même tendance, porté par des prévisions de disponibilité élevées aux États-Unis et par la suspension temporaire des taxes à l’exportation en Argentine.

Lire aussi. Prix alimentaires mondiaux: les huiles et la viande bovine ont augmenté en août (FAO)

Le riz affiche une baisse de 0,5 %, principalement liée à une diminution des commandes en provenance des Philippines et de plusieurs pays africains. Les disponibilités exportables restent élevées, notamment sur les variétés Indica.

Repli sur les huiles, hausse sur la viande rouge

Quant aux huiles végétales, le recul des prix en septembre est de 0,7 %. Les prix du soja et de l’huile de palme sont en baisse, et reflète l’existence d’importants stocks en Malaisie, ainsi qu’une offre exportable élevée venant d’Argentine. Selon la FAO, ces baisses compensent les hausses observées sur l’huile de tournesol et de colza, dont les marchés restent tendus en Europe et dans la région de la mer Noire.

À contre-courant, l’indice FAO des viandes progresse de 0,7 %, atteignant un nouveau record. Les prix du bœuf et de l’agneau sont en hausse, portés par une demande soutenue aux États-Unis et des disponibilités limitées. Les prix du porc et de la volaille restent globalement stables.

céréales fourragères
Des céréales fourragères. ©DR

FAO : perspectives céréalières mondiales en nette amélioration

La FAO a également publié ses nouvelles prévisions sur l’offre et la demande mondiales de céréales pour la campagne 2025/2026. La production totale est désormais estimée à 2.971 millions de tonnes, soit une hausse de 3,8 % par rapport à l’année précédente – la plus forte progression annuelle depuis 2013.

Cette révision à la hausse concerne l’ensemble des cultures, avec des augmentations notables attendues pour le blé en Australie, le maïs aux États-Unis et le riz en Inde. L’utilisation mondiale des céréales est désormais projetée à 2.930 millions de tonnes, avec des volumes suffisants pour la consommation humaine et animale.

Les stocks mondiaux de céréales devraient atteindre 900,2 millions de tonnes à la fin des campagnes en 2026, avec des réserves de riz susceptibles d’atteindre un niveau record. Le ratio stocks/utilisation devrait rester stable à 30,6 %, confirmant des perspectives d’approvisionnement confortables.

Enfin, l’organisation indique que le commerce international des céréales devrait progresser de 2,5 % sur un an, pour atteindre 497,1 millions de tonnes. Elle précise, en outre, que cette hausse est portée par une croissance notable des échanges mondiaux de blé, tandis que le commerce du riz devrait reculer, en raison d’une demande plus faible en Asie et en Afrique, liée à de bonnes récoltes locales et à des achats massifs déjà réalisés en 2025.

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