Les 14 ports marocains ouverts au commerce international assurent 95% de l’ensemble des échanges extérieurs…
Nizar Baraka : le Maroc œuvre pour des ports intégrés, durables et compétitifs
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À El Jadida, lors du SIPORTS, Nizar Baraka a mis en avant, mercredi, une stratégie portuaire intégrée, au croisement de la souveraineté économique, de la transition énergétique et des ambitions africaines du Royaume.
À l’ouverture du Salon international des ports (SIPORTS), tenu mercredi à El Jadida, Nizar Baraka a défendu une vision globale du secteur portuaire marocain, le présentant comme un pilier central de l’économie nationale et un outil stratégique dans un contexte géopolitique en mutation.
Un pilier de l’économie nationale
Dès le début de son intervention, le ministre a rappelé le poids déterminant du secteur : « plus de 96 % du commerce extérieur (marocain, Ndlr) transite par la mer ».
Il a également mis en avant les performances du complexe Tanger Med, qui a traité un volume record de 12 millions de conteneurs, consolidant sa position de premier port en Afrique et en Méditerranée.
Dans cette dynamique, plusieurs projets structurants sont en cours :
– Nador West Med, attendu d’ici fin 2026
– les plateformes de Casablanca et Jorf Lasfar
– le futur port Dakhla Atlantique, prévu à l’horizon 2028
Pour Nizar Baraka, ces infrastructures dépassent leur fonction logistique pour devenir « un pont vital reliant l’économie nationale à ses partenaires à travers le monde ».
Des ports au cœur de la transition énergétique
Le ministre a également insisté sur la dimension énergétique de cette stratégie. « Notre ambition est de faire des ports marocains des plateformes intégrées, durables, intelligentes et hautement compétitives », a-t-il affirmé.
Dans cette optique, le ministre de l’Equipement et de l’Eau a précisé que Dakhla Atlantique et Nador West Med sont conçus pour l’export d’hydrogène vert et que le le port de Tan-Tan accompagnera cette dynamique.
Concernant Nador West Med, le ministre a noté que « ce port garantira la sécurité énergétique et gazière, renforcera nos capacités de stockage et de transformation, et améliorera la compétitivité de notre économie ».
Une dimension géopolitique affirmée
Au-delà des aspects économiques et énergétiques, Nizar Baraka a inscrit cette stratégie dans une vision géopolitique plus large, en lien avec l’Initiative Atlantique portée par le Maroc.
Les ports sont ainsi appelés à devenir des instruments de coopération régionale et de diplomatie économique, en particulier avec les pays africains de la façade atlantique.
Des priorités pour un secteur en mutation
Le ministre a enfin détaillé les axes structurants de la politique portuaire :
- transition énergétique et environnementale
- adaptation au changement climatique
- renforcement de la sécurité portuaire
- digitalisation et recours à l’intelligence artificielle
- amélioration de la conception des infrastructures
« Nos ports doivent être à la hauteur de nos ressources et de nos potentialités, et refléter la profondeur de notre histoire et l’élévation des aspirations de notre Nation »
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Organisé sous l’égide du ministère de l’Équipement, le SIPORTS rassemble l’ensemble de l’écosystème maritime et portuaire, avec une forte participation d’acteurs internationaux, notamment d’Afrique subsaharienne.
L’événement, qui se tient du 1er au 3 avril, ambitionne de valoriser le rôle des ports africains, représentant plus de 30.000 kilomètres de littoral.
