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Alerte sanitaire à Agadir: la crise de l’hôpital Hassan II arrive au Parlement
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Les protestations contre la dégradation alarmante du système de santé à Agadir viennent de franchir un nouveau cap. Au lendemain d’une manifestation citoyenne organisée pour dénoncer les dysfonctionnements du secteur, la députée Fatima Tamni, élue de la Fédération de la gauche démocratique, a interpellé lundi le ministre de la Santé dans une question écrite au Parlement.
L’élue y décrit une situation « catastrophique » du Centre hospitalier régional Hassan II d’Agadir, marqué par des pénuries aiguës dans les fournitures médicales essentielles – solutions intraveineuses, tubes d’analyses, antibiotiques, gants – ainsi qu’un manque criant de brancardiers et de moyens de transport internes. «Les malades sont parfois contraints de traverser la rue pour être transférés d’un service à l’autre, une scène indigne qui met leur vie en danger», alerte-t-elle.
Conditions indignes
L’établissement souffre aussi d’un manque quasi-total d’infrastructures de base : sanitaires insuffisants, absence de salles de repos, privation de repas pour les équipes de garde. À cela, s’ajoute une hygiène préoccupante, avec la présence de chats errants jusque dans les chambres et sur les lits d’hospitalisation.
Plus grave encore, le bloc opératoire connaît des ruptures récurrentes en produits anesthésiques, provoquant la fermeture de salles d’opération et la limitation des interventions aux cas les plus urgents. La plupart des patients doivent acheter eux-mêmes une partie du matériel nécessaire à leurs soins, faute d’équipements disponibles à l’hôpital.
Appel à une intervention urgente
Face à cette dégradation, Fatima Tamni demande au ministre de la Santé de préciser les mesures d’urgence prévues pour sauver l’hôpital Hassan II, garantir un minimum de conditions dignes de soins et enquêter sur les responsabilités dans cette situation.
« Quand votre ministère compte-t-il doter l’hôpital en ressources humaines, médicales et logistiques nécessaires ? Ouvrirez-vous une enquête sérieuse pour identifier les responsables de cet effondrement et les soumettre à la reddition des comptes ? », écrit Fatima Tamni.
La balle est désormais dans le camp du département d’Amine Tahraoui, alors que les habitants d’Agadir redoutent une aggravation de la crise hospitalière et dénoncent une atteinte à leur droit fondamental à des soins de qualité.
