Escobar du Sahara: la défense de Saïd Naciri réclame la prescription de certains délits

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Procès 'Escobar du Sahara': la défense de Saïd Naciri plaide la prescription des charges
L'ancien président du Wydad de Casablanca , Saïd Naciri © DR.

La défense de l’ancien dirigeant du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Saïd Naciri, a plaidé ce vendredi 20 décembre 2024 la prescription de plusieurs délits, arguant que les faits reprochés remontent à plus de quatre ans.

Le procès «Escobar du Sahara», dans lequel sont impliquées des figures du PAM, telles que Saïd Naciri (ancien président du Conseil préfectoral de Casablanca) et Abdel Nabi Bioui (ancien président du Conseil régional de l’Oriental), ainsi que 26 autres accusés, dont deux sont en liberté provisoire, s’est poursuivi ce vendredi 20 décembre 2024 à la Cour d’appel de Casablanca.

Alors que la défense d’Abdenbi Bioui, ancien président de la région de l’Oriental, a contesté les procès-verbaux de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) en pointant ce qu’elle considère comme des «contradictions et des erreurs», la défense de l’ancien président du Wydad de Casablanca a soulevé la prescription des charges.

Me Jamal Eddine El Guerouani, avocat de Saïd Naciri, poursuivi pour des soupçons d’escroquerie, recel, trafic de devises, trafic d’influence, ainsi que trafic de drogue, a soutenu que même si son client nie les accusations dans leur ensemble, la défense considère ces faits comme prescrits.

Plaidant la prescription des charges retenues contre son client, et donc son innocence, Me El Guerouani a souligné que «ces délits n’ont aucun lien avec Naciri, d’autant plus qu’ils remontent à 2013». Il a expliqué, en se référant à l’article 54 du Code de procédure pénale, que ces délits sont soumis à la prescription après quatre ans, et que son client ne devrait pas être poursuivi pour ces faits.

Lire aussi: Procès «Escobar du Sahara»: la défense de Bioui remet en cause les procès-verbaux

L’avocat a également critiqué l’écoute des conversations téléphoniques de son client, Saïd Naciri, soulignant qu’il s’agissait d’une violation des secrets politiques et partisans, étant donné que son client bénéficiait de l’immunité parlementaire à l’époque.

Me El Guerouani a noté, dans ce cadre, que les autorisations d’interception des appels téléphoniques reposaient sur la suspicion de formation d’une organisation criminelle, tandis que les enquêtes menées, selon lui, n’ont pas confirmé l’existence d’une telle organisation.

L’avocat a nié les informations mentionnées dans les procès-verbaux de la police judiciaire, qui indiquaient des sommes estimées à 89 millions de dirhams sur le compte de Naciri et 42 millions de dirhams sur le compte de son fils. «Saïd Naciri dispose de relevés bancaires prouvant qu’il ne possède pas ces montants», a-t-il affirmé, précisant que son client serait prêt à les reverser à des associations caritatives si ces montants étaient confirmés.

Lire aussi: « Escobar du Sahara »: les avocats de Naciri s’insurgent contre le rejet de comparution de Haj Ben Ibrahim

Sur un autre plan, Me El Guerouani a évoqué le fait que son client avait demandé à entendre certaines personnalités qui auraient financé sa campagne pour la présidence du club Wydad de Casablanca, mais que ces témoins n’avaient pas été entendus par la police judiciaire.

Partant de ces éléments, Me El Guerouani a plaidé l’annulation de tous les actes de procédure et réclamé la libération de Saïd Naciri.

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